Fragment 31 – Nuit étoilée
Dans mes mains, si menue
Refrains terminés, guitare couchée
Au bout des doigts de la nuit
Peau si peu minée de passés, l’esprit si peu las
En sifflements d’étoiles nous alunissons
Au bout des pétales de quartiers
Une rue nous menant à la Nuit étoilée
Nue et si menue dans mes mains
Ombre légère fredonnant des bris de plaisir
Ignorante en rien mais en corps encore mince
Récitant des temps qui évincent le fait de luire en elle
Au lieu-dit du Trou noir, je m’ensorcelle de vin et d’elle, qui en absorbe aussi. Elle l’accompagne de notes qu’elle embellit d’une voix d’ar mor. Une sirène de Paimpol, quelle ironie. Au lieu-dit du Trou noir, elle donne le tournis aux étoiles. Anglophone elle s’essaie à séduire, sédition d’avec sa langue. Je l’y ramène et le lit d’étoiles nous guide en de petites altitudes. La guitare tombe en décrépitude car il est tard, et les certitudes se déshabillent. Les premiers soirs s’enterrent comme les autres, dans des foires d’éphémères, de nuits pauvres ou riches en lumière. Mes mains courent la nuit sur ce corps si menu. Elle n’a peur de rien, pas même d’un inconnu vivant dans un néant d’endroit. Peut-être sait-elle qu’il faut au moins le vide pour pouvoir loger un ogre. Et de ce petit corps qui balance dans des fragrances de nuit, qui ne feint rien au-delà de ce qu’on lui a appris, sort un chant de rêve qui lave mon enclos de mélancolie. Mêlant au lyrique un peu d’elle, ce feu nous fait la fin de nuit, dans une musique étoilée. Dernières rasades d’un soir, par des balades en corps à corps.
Dans mes mains, si menue
Refrains terminés, guitare couchée
Au bout des doigts de la nuit
Peau si peu minée de passés, l’esprit si peu las
En sifflements d’étoiles nous alunissons
Au bout des pétales de quartiers
Une rue nous menant à la Nuit étoilée
Nue et si menue dans mes mains
Ombre légère fredonnant des bris de plaisir
Ignorante en rien mais en corps encore mince
Récitant des temps qui évincent le fait de luire en elle