A l'anarchie du désir

Fragment 30 – Herir

De jour en jour je nous revois

Rectifions : dans le flou de mes rêves tu te montres à moi

Au hasard des ivresses, de brèves incursions

Peux-tu me dire pourquoi si tard, ces éclosions ?

En parures d’impermanence

A ruer ici et rire et t’emparer de ma tendance

Une tendance à remuer l’espoir et le passé

 

Nous n’est qu’un rutilant non avenu

On y a pourtant été turbulents, dans nos nuits partagées

Il était écrit désir, sur cette avenue

Retour sur ta peau nue, dans le sommeil, affaissée

 

Des mondes, il en existe plusieurs, n’est-ce pas ? Je laisse le paradis et l’enfer à ceux qui les convoitent. Moi, le bonheur, le malheur, ça ne me touche pas. Ce que je vois te reflète un peu, ce que je ne vois pas, peut-être. Je parcours mes mondes, je m’entête dans les jours et à la nuit je dis amour. Je fais des ronds dans l’eau, régnant sur une mare trop étroite. C’est pourquoi tel un nuage je gonfle, et crève dans les jours : je pleus pour agrandir l’espace. Je pleus d’amour, de désir, de gros mots n’est-ce pas ? D’espoirs, de passés, d’espoirs dépassés. Je paie une passe au jour d’après, qui parfois se livre en âpreté, parfois en joies perforant les maux courants. Cette mare où je règne s’élargit, un détroit se forme, évidant une aire puisée pour la nouvelle. Petite caravelle dans des puits, je ne règne plus sur rien et me laisser porter, les tourbillons sont des boucles, le courant lisse et noir. Il n’y a ni Nord ni Sud, il y a les envers du rêve et les envers du réel. Tout est écho et reflet, tu fais écho à ce que ma vie émet. Je m’affaisse et cause de trop dans mon petit bateau, le désir en guise de dérive. Je puise dans une mare nouvelle, je veux réunifier ces mers. Je désire régner ici et surtout, surtout, ne me résigner à rien. Drôle de décor de vos peaux unifiées, de nos peaux ralliées. Oui tout est facile : les ports se parlent et je pars loin, errer en rêveries, et rire dans le réel.

 

De jour en jour je nous revois

Rectifions : dans le flou de mes rêves tu te montres à moi

Au hasard des ivresses, de brèves incursions

Peux-tu me dire pourquoi si tard, ces éclosions ?

En parures d’impermanence

A ruer ici et rire et t’emparer de ma tendance

Une tendance à remuer l’espoir et le passé

 

Nous n’est qu’un rutilant non avenu

On y a pourtant été turbulents, dans nos nuits partagées

Il était écrit désir, sur cette avenue

Retour sur ta peau nue, dans le sommeil, affaissée

 

 

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