A l'anarchie du désir

Fragment 25 – Jouons à chat

Dopée à quoi ? Je ne sais pas

Reste que courir après toi n’est pas qu’un jeu

Au Perréon tu m’as semé, j’étais trop vert encore

Patient ce jour cependant, j’ai semé notre envie d’y revenir

Et me revoilà à courir après toi, dans le vert des vignes

Au mois de mai nos sangs circulent, non sans véhiculer du sens

Un temps à cavaler ! Mais l’Atalante a lu le jeu, et file

 

Nous voilà après le premier défi, au teint l’on peut me dire en vie

On fait commerce d’un peu de répit, et puis la musique reprend

Images nomades et manouches au tant d’ondes nous disant…

Rejouez l’hommage et courez à la nuit, où l’aube se cache riront les amants

 

Jusqu’en Irlande je courrai, sais-tu ? Oui même sur l’eau ! Car à mesure que tu me fuis, je sens que je te suis toujours plus intriguant. Armons la gâchette en mettant de la poudre d’ivresse. Nous sommes coulant de crasse mais nous courons les rues d’Autun. Alors ressuscitons l’antique, comme à l’aube rieuse du monde, et faisons à la lenteur des malices de recoins. Atalante je relève tes défis et cette fois tu ne pourras pas me paumer sur les chemins. Vois, je suis encore debout, et au bout de tes yeux je veux lire de l’envie. En Beaujolais d’accord, je n’étais pas assez d’attaque pour nous envoler. En Bourgogne vois-tu, mon corps suit mieux l’arc de tes jambes qui volent, elles, par une énergie qui m’éblouit. Peu à peu la Nuit nous prend sous son aile. Il n’y est pas de serres à craindre : la voilà simplement qui nous ressert, en eau, en pluie, un éphémère en nous s’introduit. Sans trop dire on se serre autour d’une petite table, commerçant de mots, dînant d’incertain. Le ton se réchauffe encore autour des feux manouches, à chat nous jouons, et la nuit nous ressert la musique du noir, du vert. L’Irlande sera juge de paix. A moi de te défier maintenant : sauras-tu dormir près de moi ? Près je ne sais pas, contre ça pourrait. Je ne serai pas brillant, le noir ayant aussi ses aléas. Je sers ta peau quand j’aurais pu la caresser, j’essaime mon flot, qui ne sait plus vers où courir. A l’aube de midi, je lutte encore pour achalander ton désir. Il soupire, je le vois, il respire contre moi mais tu dois, dis-tu, aller courir un autre félin. Au pas de ta voiture tu me regardes encore, comme une étoile de mai dont le corps s’attarde en l’air. Et puis tu files jouer à chat ailleurs, partagée entre l’homme et l’animal, de l’animal à un autre homme.

 

Dopée à quoi ? Je ne sais pas

Reste que courir après toi n’est pas qu’un jeu

Au Perréon tu m’as semé, j’étais trop vert encore

Patient ce jour cependant, j’ai semé notre envie d’y revenir

Et me revoilà à courir après toi, dans le vert des vignes

Au mois de mai nos sangs circulent, non sans véhiculer du sens

Un temps à cavaler ! Mais l’Atalante a lu le jeu, et file

 

Nous voilà après le premier défi, au teint l’on peut me dire en vie

On fait commerce d’un peu de répit, et puis la musique reprend

Images nomades et manouches au tant d’ondes nous disant…

Rejouez l’hommage et courez à la nuit, où l’aube se cache riront les amants

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