Fragment 24 – Une envie de te l’enlever
Dans l’architecture d’un novembre, tu viens
Ranimer les cendres d’une nature qui t’attend
Amie de mes ratures jusqu’à décembre, tu reviens
Pâle peau dans les cent draps blancs de la Lune
En respect ton allure tient mes décombres
A l’aspect ambre ta sueur ondule et abreuve mes ombres
Un hallucinant maintien, profonde comme aucune
Nous unissons nos peaux dans les draps
Où nos mouvements font des ris au temps
Il ne faudrait pas dériver trop vite de cet au-delà
Résonnance de ces sons avivés d’entrelacs brûlants
Chemisier blanc dans un novembre jaune : toi, tu ne fais pas barrage. Ma rage noire, je l’ai principalement consommée, elle s’est consumée dans un puits, dans de l’encre vulnérable. Mais arrête mes envolées : je monte à ton étage, non par les airs mais l’escalier. On y est chez toi mais pas chez toi. Nous nous rencontrons aujourd’hui, comme deux animaux se flairent. Ta chemise a tout de la grand-voile et moi, pas bien tangible, je gonfle comme un coup de vent, comme d’une envie de te l’enlever. Par rage noire. Car il m’en reste un peu, il m’en restera toujours. Et dans cette heure où tout t’est inattention, fenêtre ouverte dans ton dos, je perçois aussi ton envie de sauter dans nos faux airs polis, voire policés. Nous en restons là pour aujourd’hui, sans ignorer que, chez toi comme chez moi, tout est toujours en construction.
Dans l’architecture d’un novembre, tu viens
Ranimer les cendres d’une nature qui t’attend
Amie de mes ratures jusqu’à décembre, tu reviens
Pâle peau dans les cent draps blancs de la Lune
En respect ton allure tient mes décombres
A l’aspect ambre ta sueur ondule et abreuve mes ombres
Un hallucinant maintien, profonde comme aucune
Nous unissons nos peaux dans les draps
Où nos mouvements font des ris au temps
Il ne faudrait pas dériver trop vite de cet au-delà
Résonnance de ces sons avivés d’entrelacs brûlants