A l'anarchie du désir

Fragment 16 – Peu de lest

Dépression des sens

Revenus des landes vertes

A l’essentiel l’élan se rue

Pression des sens comme des langues de pluie

En s’essaimant le ciel dit la Nuit

Au son de Dylan accompagnant

Un jeu d’aimants fait des « si » le jouet du certain

 

Nous nous revoyons après des manques de mois

Ombre de garçon débarquant dans tes cimes

Ici me naît cette folie, s’arquant sur ma jeune vie d’homme

Relatant ce soir d’été, quand tu menais le vide en moi

 

De l’autre côté de la rue, je t’aperçois avec cette même fille. J’ai conduit des heures sans bien savoir pourquoi, pour arriver dans ta ville, dans ta rue. L’Irlande avait dit revoyure, et à river son cœur sur une idée, on y vient toujours. Tout dernier jour de juillet, cette fille me voit, me salue, et s’en va. Mais toi tu restes, et me demandes de rester. Après tout, tu es chez toi. Eméchés même pas, nous tanguons l’un autour de l’autre. Moins d’Ouest et le couchant se rend plus vite aux mains de la Nuit. Nos vêtements n’ont, semble-t-il, que peu de lest.

 

Dépression des sens

Revenus des landes vertes

A l’essentiel l’élan se rue

Pression des sens comme des langues de pluie

En s’essaimant le ciel dit la Nuit

Au son de Dylan accompagnant

Un jeu d’aimants fait des « si » le jouet du certain

 

Nous nous revoyons après des manques de mois

Ombre de garçon débarquant dans tes cimes

Ici me naît cette folie, s’arquant sur ma jeune vie d’homme

Relatant ce soir d’été, quand tu menais le vide en moi

 

 

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