Fantasme à deux lectures – VI
« I nod along attentively »
Colour of the trap, MK
Te plaquer, je le voudrais
…
Braquant le flou sur un cran : désir
…
On s’appliquerait contre la table
Mes mains à la rencontre de tes hanches agitées
…
Je te conterais, du bout des lèvres, une ivresse
Je soulèverais tes hanches, sans cesser de les étreindre
…
Je déferais pantalon, pull, ces habits consumables
Tes fesses en glisseraient, grand talent à l’ombre du désir
…
Signer un baiser, signe d’hospitalité
Pour dire un biaisé : sois libre d’entreprendre
…
C’est en se battant que je glisserais, au battant de tes seins
Je feindrais d’être abattu, de m’effondrer soudain
Je découdrais d’en bas vois-tu, ce qui fonde et s’ouvre ainsi
…
D’un sortilège des sens, descendu te désarmer
Des cendres à ton anse, je ferais des brasiers
Du sang irriguant tes jambes et leur mince excroissance
…
Et moi j’étudierais cet angle, en m’arrogeant tes jambes
A tes hanches ma tête hocherait, attentive
A t’enivrer, à t’en faire virer vermeille
…
Et je porterais tes jambes, mettant ton port à mes épaules
M’efforçant d’enjamber ton contrôle, qui a emprise
Sans effort inverser tes pôles, leur faire lâcher prise
…
De doigts en ferveur, dans une profusion enfouie
Que j’en sois ou non, que tu partes ailleurs
Prends en ta part de fusion, d’inconscient batailleur
…
Je te couverais, comme un magma que ma bouche assiègerait
Toi sur ton siège à errer, attablée à toucher mes cheveux
A en trembler je te révèlerais, la couleur du piège
…
Détour en frictions et collisions, légères
…
De toi rendue à toi-même après la gêne d’une intrusion
…
De moi enduit de ce parfum, irruption qui m’assaillirait
Jules
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle