Etincelle - Crépuscule d'un cycle - Jean-Marie Loison-Mochon

Étincelle

“In my imagination, you’re waiting lying on your side

With your hands between your thighs”

AM

Lampe à la lumière ambre

Je m’assieds dans ce fauteuil, le vin…

Toi et moi, ombres dans cette chambre

En proie au noir, assiégeant le seuil de la nuit

Je m’esseule dans ce siège, en baillant des yeux

Cette chambre sans bruit me susurre un privilège

Toi les jambes allongées, la cambrure déposée

Tout est lent, brumeux, murmuré

Mon ivresse est légende mais tes jambes chantent

Je te légende allégresse, ta main serine en anglais

A l’angle du lit, mon regard glisse sur toi

Et toi lentement qui t’es affaissée

Comme un murmure de fatigue, entre les jambes

Ta main fissure l’instant, au gré d’un chant

Toi les jambes allongées, silhouette à la chambre

Ta main fait sur moi l’effet d’un éclair

S’étoilant d’une légende, un chant sorti de la Manche

Ta main fond sur ou sous ta jambe, au clair pour moi

C’est toi lentement, qui incantes ou sertis l’instant

Ta main comme suturée ou immergée

Comme une épée à retirer, tu m’es attirance

En homme je me rendrais à ta légende

A désir errer là, à te regarder et plonger

Pour éponger à tes lèvres, l’apogée sur l’océan

Le sel entre toi et moi, sous cette lune pluvieuse

Tu n’es pas qu’une image fiévreuse

Tu as la magie de l’instant, et d’un chant

Tu as le sel d’une flamme, la chaleur d’une femme

Esseulée là sous la lampe à la lumière ambre

Je suis sous le charme, en proie à l’étincelle

Si tu l’éteins cette lampe, je sais le feu avide

Not shy of a spark, nœud saillant d’obscurité

Tu m’enserrerais, je m’y parquerais volontiers

Je m’assure d’un cliché, d’une pose volée

Pour être sûr de te revoir poser, à volonté

Ta pose qui susurre stop and wait a sec

Ton corps posé sur cette couette éclipsée

Tu t’es glissée dans mes yeux, les secouant

Ce coup les en fait trébucher

Ce coup entre en moi, en un chant ensorcelant

Et nos sorts se lieront peut-être

Nos corps se plieront peut-être

A célébrer ces environs de ton sourire

A célébrer sans bruit tout le sel de l’océan

A sceller sous nuit, tout ce que le désir a d’inconscient

 

Jean-Marie Loison-Mochon

Crépuscule d’un cycle

Jean-Marie Loison-Mochon
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