Qu’est-ce que vous vous délassez vite !
A m’goûter et penser qu’au-delà, c’est vide
Et à r’goûter à vos lacets d’cœur, passés
A m’écouter, j’me croirais valet
Mais j’me vois plutôt vallée
Et vous vous y perdez, avalées
Par l’horizon, par des directions trop nombreuses
Quand vous souhaiteriez une droite peu herbeuse
Un tout droit sur l’quel me suivre
Mais j’suis la nuit, vraiment
C’est un atout, là, comme un défaut, là-bas
Là ici, dans ces feux présents, d’instants
Là-bas, dans d’indicibles espoirs que vous vous r’présentez
J’vous invite à m’arpenter et vous…
Et vous d’mandez une carte, de cette vallée hantée
Or en théorie il n’en est pas
De carte,
De carte en cette vallée
Car elle n’est pas hantée, elle se met seul’ment au rythme
Au rythme de vos pouls, puis de vos ailes qui m’esseulent
J’l’écrirai seul alors, ce temps, j’le crie même pas
Je r’crée un coin dans cette vallée
Dont quelqu’un p’t-être, voyez, saura s’récréer
Un quelqu’un ou des êtres, avec qui tout dévaler
Jean-Marie Loison-Mochon