Angella Trøm

28 mai 2022

A l’angle mort elle le désire

Elle sait que dort en elle un autre

Elle semble sortie d’un paradis

Sottise d’un mot, parade immature

Lui s’emballe lui disant cela

Le réel électrise parfois, à la rade du rêve

Elle, lève les yeux, s’y glisse le froid d’un navire

Cristal froid posé là, comme en grève

Ella, s’envoûte un peu de la coulisse

Et lui, s’envole bien plus, homme en ciel

Roman d’une nuit sensuelle

Et la lune vole en lui

La lueur, au navire, fait un flot

Faites-un vœu, le désir s’avance

Savoure la danse et chavire

Flottille d’un seul bateau, nature inerte

A la cheminée du doux rêve

Frétillent la maîtresse et le linceul

A la cheminée du doux rêve

Brille la prêtresse de l’inerte

Sur la cheminée affleure la lueur

La leur forcit, les désirs affluent, se perçoivent

Porte des perceptions, force inexpliquée

La lueur du navire, a la vie dans sa miniature

Portés par des perceptions, la nuit s’amorce

Inhabituel avenir, la mort

Et lui, percé d’effusions

Et le cristal comme en fusion

Vont pour céder, vers le grand dédale

A l’envers de la grande scène

Elle reçoit l’ancien, qui en elle s’assène

Les pétales se prennent à la lueur

Papillons d’épectase, pris à la cheminée

La vie doit brûler, pour cheminer mieux

Chercheurs d’extase, la grande buée vient

A l’angle mort, elle le désirait

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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2 années il y a

[…] En écho à sa version courte et poétique […]