Ce corps ennuagé

A l’anarchie du désir, j’écris encore

Il m’est laineux encore ce mouton

A l’année j’écris des milles où tombent du sens

Ce mai me lie à eux, ces corps d’outre-tombe

D’où retombent de l’encre et du juillet, du sens

J’émets de la pluie de feu, aimerai-je d’autres trombes ?

On bombe les seins dans mes rêves, j’aimerais les revoir

Ces messes de sommeil ou celles du passé

Ce sel féminin, ces essaims sans trêve dans mes pages

C’est presque de l’éveil, mes cellules de passé

Il m’est laineux encore, ce rêve enragé

Une fresque ni vieille ni naissante, de passantes

Il m’est laineux encore, leur corps ennuagé

Le record bêtement recherché des actes manqués

Se corrèlent ainsi des étincelles

Celles-là qui sont laineuses encore et appellent

De leur ténébreuse noirceur qui fond

En un sel féminin, du fond de mes doigts

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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