A l’appel de como un pulso nuevo
Illustration | Phare du Minou dans l’aube de février
Dans les montagnes où Agustina est partie avec son groupe, Andrinople XXI, elle émerge du même rêve certains matins, de Jules dans la nuit de Brest. Le fantôme s’en dissipe dans la neige ensuite.
Version originale (ci-dessous)
Ici en las montañas, tout est blanc
Et quand il monte en moi encore, ese sueño
Je me prends à rêver que je peux l’semer
Que vos y yo, ce temps je peux l’saigner
Vos y yo ou elle et toi, comme une pulsion
Estás en mi pulso, c’est réel
Et si tu passais, fantasma ?
Pasa, pasa, goût de mon passé
Pasa, pasa, bout de mon passé
Je veux pouvoir te bouder, de silencio
De silence au loin, te soumettre
Te mettre a sangre y fuego, fantasma
Que ces rêves en moi que j’amasse…
Que… como una masa de nieve
Que comme dans la neige, te confundas
Qu’au fond de ces montagnes, me dejes
Que blanc sur blanc, fantasma
Que en el blanco, desaparezcas
Je veux te voir más como… escasez
Que tu fasses moins escale avec elle
Fantasma, au loin fantasme-moi si queres
Fantasme encore, en el silencio
Si l’on n’se revoit jamais, que yo te quede
De como me quedan, tes mots de désir
De como… nous voir comme deux îles
Me acuerdo, mon fantôme
De ta force d’homme, que sentí
Et de tes mots, como acariciandome
De tes mots caressant mon dos, mi cuerpo
Caressant le dôme de mes pensées, mi mente
Como de poder m’y blottir, gata
Fantasma, poudreux encore de mots en moi
Fantasma, poder, que j’ai encore sur toi
Como el blanco de la poudreuse, qui m’est tout
Ese blanco qui m’étourdit
Cuando de moi, tu voulais faire encore
De mi cuerpo, comme des tours d’île
Pero tout est dit au loin, il distend ce mot
Et tu es digne au moins, en distance guapo
Tout est vide ou blanc ici, noche ou nieve
Je t’aimerais vite oublié, fantasma
Mais en el blanco, esa mañana
Je t’ai aux flancs comme une cometa
Tu commets un acte de… presencia
Fantasma et si tu te gommais tout entier ?
En el blanco, un acto de bonda
Disparais, queres ?
Quand mes pas laissent ce bruit en la nieve
Puedo oír comme una crepitación
Ou como burbujas au dernier soir, dans nos verres
Et de mon rêve tu crépites, subes
Sous mes cils te veo, fuego
Nous crépitons como espuma
Est-ce pour moi que tu reviens, en la noche ?
Dans la nuit ou le matin, en la nieve ?
Me décocher tu presencia, fantasma
Toi présence, recuerdo
Ta présence, mi ausencia
Ou dans cette anse mince
Tout près dans la rade, con su faro
Pequeña desembocadura, qui se pare au soir
Al crepúsculo, son petit nom félin
Petite anse, llena de espuma
Petite once de ce que tu m’en racontas
Et ça mousse en las olas
Comme la mousse sous mes pas
Pero no, ce n’en est pas
No, solo es la nieve
Comme de la mousse, espuma
Comme une mousse où glisser
En la playa de noviembre
Où tu ployas sous les vagues, pour moi
Vos y yo, joyas dans la mousse
Toi à me pousser, en las olas
El blanco de la mousse à la baie
Emulsión de vos y yo, dans le blanc
Tout est blanc ce matin, en las montañas
Tout est silencio pero le souvenir me tient
El recuerdo il me serre, dans le vide
Un abrazo émoussé, en el blanco
Emulsion de vos y yo, nos sexes essoufflés
Emulsion de vos y yo, au matin décuplés
Tes mains sur moi, mes mains sur toi
Un abrazo d’au moins toute la mousse du monde
Ultimo lazo, ese día, un monde décuplé
Ultime abrazo, presqu’un monde découplé
Sous des couleurs pôle, en las montañas
Tu repasses dans mes pensées, gato negro
Tu ressasses plus que moi, seguro
Quoique esa mañana, no estoy segura
En las montañas, c’est courageux de partir
Dans la montagne à se perdre en el blanco
Quiero que tu fanstama se pierda
Gato negro, je n’te veux même plus phare aux nuits
Faro, comme à la rade où tu aimais
Où tu aimes à courir, près du phare au drôle de nom
Nombre de olas, nombre de vagues le disent
Desembocadura, petite
Nunca me llevaste, à la petite embouchure
Su faro, su puente, petite plage féline
Phare où tu vas, gato negro ?
Como de un día qui se termine, ou naît
Au Minou, las olas moussent sûrement
Como la nieve crisse sous mes pas
Au Minou, nunca me llevaste
Mais au matin de noviembre, si
Las olas efface les traces mais pas les souvenirs
En la nieve mis pasos seront recordados
El inverno passe au long de deux contrées
Horizontes, un d’océan, un de ces montagnes
Montañas y refugios, d’indociles neiges
Vos quiza, les yeux dans un refuge au loin
Al Oeste quand on regarde, c’est vers demain
Pero yo, sé que estás à l’Ouest
Or, il se peut que ya pertenezcas à mes hier
Pero mes yeux errent à l’Est à l’Ouest
Car en el blanco, toute direction est neuve
Ya no pienso en el nueve
De enero, cuando el abrazo cessa
Quand ces sens-là se départirent
Mais ça ne se contrôle pas, de se souvenir
No tengo ningún control sur le rêve d’où je le sens venir
D’où je sens venir et repartir, esas mañanas
Un poco del gusto de hier, comme de tendresse
Comme de tendre un instant, hacia ayer
Acordarme, c’est un peu comme des acacias
Alors j’ai demandé aux montagnes de s’armer
De como un manto de nieve, dulce
Comme pour qu’à mi mente, ça pique moins
L’acacia du souvenir esas mañanas
De cette manie qu’il a, tu fantasma
Des fois, des fois, de cligner como un faro
Comme un phare qu’au loin à l’Ouest, nunca he visto
Pero en moi j’ai vu c’t’ombre, de toi
Hombre, ese abrazo d’une ultime fois
Pero en la nieve, les vues bientôt
Solo veré el horizonte, tout blanc
Cuando el sol opère et l’aura fait fondre
L’aura fait huir, tu fantasma son ombre
Sombra qui dans la neige se dilue
Fantasma, que ahora se dit lueur d’avant
Je reprends place en moi, j’avance en la nieve
Avanzo, dans la joie et la neige qui m’empoignent
Y ese abrazo s’éloigne, dans mon dos
Solo un sueño, que le soleil fait fondre au jour
Seuls nous en savons le goût, espuma
Et la montaña, de ses poumons blancs
Exhala, inspira pour moi, ces moussons de pas
Como una lluvia, dans des montagnes d’hiver
Comme un ajout doux et avenant
Avanzo en esas montañas, la joie la neige
Quand là mes pas n’ont plus le son des vagues
Cuando mes pas sont des pulsions au blanc
Des impulsions blanches, un pulso nuevo
Que la montagne impulse en moi, esa mañana
Et moi j’émane en la nieve, montagnes d’hiver
Qui m’emmènent en moi, impulsion nouvelle
Que me llevan, en découvrirent la belle blancheur
Comme à l’appel enjôleur, de como una ola
A l’appel de como un pulso nuevo
Ici dans les montagnes, tout est blanc
Et quand il monte en moi encore, ce rêve
Je me prends à rêver que je peux l’semer
Que toi et moi, ce temps je peux l’saigner
Toi et moi ou elle et toi, comme une pulsion
Tu es dans mon pouls, c’est réel
Et si tu passais, fantôme ?
Passe, passe, goût de mon passé
Passe, passe, bout de mon passé
Je veux pouvoir te bouder, de silence
De silence au loin, te soumettre
Te mettre à feu et à sang, fantôme
Que ces rêves en moi que j’amasse…
Que… comme une masse de neige
Que comme dans la neige, tu te confondes
Qu’au fond de ces montagnes, tu me laisses
Que blanc sur blanc, fantôme
Que dans le blanc, tu disparaisses
Je veux te voir plus comme… une rareté
Que tu fasses moins escale avec elle
Fantasma, au loin fantasme-moi si tu veux
Fantasme encore, dans le silence
Si l’on n’se revoit jamais, que moi je te reste
De comme me restent, tes mots de désir
De comme… nous voir comme deux îles
Je me souviens, mon fantôme
De ta force d’homme, que je sentis
Et de tes mots, comme me caressant
De tes mots caressant mon dos, mon corps
Caressant le dôme de mes pensées, mon esprit
Comme de pouvoir m’y blottir, chatte
Fantôme, poudreux encore de mots en moi
Fantôme, pouvoir, que j’ai encore sur toi
Comme dans le blanc de la poudreuse, qui m’est tout
Ce blanc qui m’étourdit
Quand de moi, tu voulais faire encore
De mon corps, comme des tours d’île
Mais tout est dit au loin, il distend ce mot
Et tu es digne au moins, en distance mon beau
Tout est vide ou blanc ici, nuit ou neige
Je t’aimerais vite oublié, fantôme
Mais dans le blanc, cette montagne
Je t’ai aux flancs comme une comète
Tu commets un acte de… présence
Fantôme et si tu te gommais tout entier ?
Dans le blanc, un acte de bonté
Disparais, veux-tu ?
Quand mes pas laissent ce bruit dans la neige
Je peux entendre comme un crépitement
Ou comme des bulles au dernier soir, dans nos verres
Et de mon rêve tu crépites, tu montes
Sous mes cils je te vois, feu
Nous crépitons comme de l’écume
Est-ce pour moi que tu reviens, dans la nuit ?
Dans la nuit ou le matin, dans la neige?
Me décocher ta présence, fantôme
Toi présence, souvenir
Ta présence, mon absence
Ou dans cette anse mince
Tout près dans la rade, avec son phare
Petite embouchure, qui se pare au soir
Au crépuscule, son petit nom félin
Petite anse, pleine d’écume
Petite once de ce que tu m’en racontas
Et ça mousse dans les vagues
Comme la mousse sous mes pas
Mais non, ce n’en est pas
Non, c’est seulement de la neige
Comme de la mousse, de l’écume
Comme une mousse où glisser
A la plage de novembre
Où tu ployas sous les vagues, pour moi
Toi et moi, joyaux dans la mousse
Toi à me pousser, dans les vagues
Le blanc de la mousse à la baie
Emulsion de toi et moi, dans le blanc
Tout est blanc ce matin, dans les montagnes
Tout est silence mais le souvenir me tient
Le souvenir il me serre, dans le vide
Une étreinte émoussée, dans le blanc
Emulsion de toi et moi, nos sexes essoufflés
Emulsion de toi et moi, au matin décuplés
Tes mains sur moi, mes mains sur toi
Une étreinte d’au moins toute la mousse du monde
Ultime nœud, ce jour-là, un monde décuplé
Ultime étreinte, presqu’un monde découplé
Sous des couleurs pôle, dans les montagnes
Tu repasses dans mes pensées, chat noir
Tu ressasses plus que moi, c’est certain
Quoique ce matin je n’en suis pas sûre
Dans les montagnes, c’est courageux de partir
Dans la montagne à se perdre dans le blanc
Je veux que ton fantôme se perde
Chat noir, je n’te veux même plus phare aux nuits
Phare, comme à la rade où tu aimais
Où tu aimes à courir, près du phare au drôle de nom
Nom de vagues, nombre de vagues le disent
Embouchure, petite
Jamais tu ne m’y emmenas, à la petite embouchure
Son phare, son pont, petite plage féline
Phare où tu vas, chat noir ?
Comme d’un jour qui se termine, ou naît
Au Minou, les vagues moussent sûrement
Comme la neige crisse sous mes pas
Au Minou, jamais tu ne m’emmenas
Mais au matin de novembre, si
Les vagues effacent les traces mais pas les souvenirs
Dans la neige mes pas seront retenus
L’hiver passe au long de deux contrées
Horizons, un d’océan, un de ces montagnes
Montagnes et refuges, d’indociles neiges
Toi peut-être, les yeux dans un refuge au loin
A l’Ouest quand on regarde, c’est vers demain
Mais moi, je sais à l’Ouest
Or, il se peut déjà tu appartiennes à mes hier
Mais mes yeux errent à l’Est à l’Ouest
Car dans le blanc, toute direction est neuve
Je ne pense déjà plus au neuf
De janvier, quand l’étreinte cessa
Quand ces sens-là se départirent
Mais ça ne se contrôle pas, de se souvenir
Je n’ai aucun contrôle sur le rêve d’où je le sens venir
D’où je sens venir et repartir, ces matins-là
Un peu du goût d’hier, comme de tendresse
Comme de tendre un instant, vers hier
Me souvenir, c’est un peu comme des acacias
Alors j’ai demandé aux montagnes de s’armer
De comme un manteau de neige, doux
Comme pour qu’à mon esprit, ça pique moins
L’acacia du souvenir ces matins-là
De cette manie qu’il a, ton fantôme
Des fois, des fois, de cligner comme un phare
Comme un phare qu’au loin à l’Ouest, jamais je n’ai vu
Mais en moi j’ai vu c’t’ombre, de toi
Homme, cette étreinte d’une ultime fois
Mais dans la neige, les vues bientôt
Je verrai seulement l’horizon, tout blanc
Quand le soleil opère et l’aura fait fondre
L’aura fait fuir, ton fantôme son ombre
Ombre qui dans la neige se dilue
Fantôme qui maintenant se dit lueur d’avant
Je reprends place en moi, j’avance dans la neige
J’avance, dans la joie et la neige qui m’empoignent
Et cette étreinte s’éloigne, dans mon dos
Ce n’est qu’un rêve, que le soleil fait fondre au jour
Seuls nous en savons le goût, écume
Et la montagne, de ses poumons blancs
Expire, inspire pour moi, ces moussons de pas
Comme une pluie, dans des montagnes d’hiver
Comme un ajout doux et avenant
J’avance dans ces montagnes, la joie la neige
Quand là mes pas n’ont plus le son des vagues
Quand mes pas sont des pulsions au blanc
Des impulsions blanches, un pouls nouveau
Que la montagne impulse en moi, ces matins-là
Et moi j’émane dans la neige, montagnes d’hiver
Qui m’emmènent en moi, impulsion nouvelle
Qui m’emmènent, en découvrirent la belle blancheur
Comme à l’appel enjôleur, de comme une vague
A l’appel de comme un pouls nouveau