A la Villa - Jean-Marie Loison-Mochon

A la Villa

R’gardez-la, la lectrice de la Villa

Elle m’agrippe le r’gard, elle lit là oui

Elle lit A la ligne[1] près d’un serpent

Une chatte noire le tient en respect

Alors à la ligne la lectrice peut aller pêcher

A la pêche aux feuillets d’usine

Quand la chatte noire s’ferait fée Mélusine

A la Villa elle supervise, du haut d’un piano

Duo d’un piano et d’une féline, mais l’usine ?

Ni la Villa ni l’usine ne vont fermer

Non la Villa s’fait des ferments de bruits et d’encre

On y entre, on y boit, on en sort

Dans des sortes de ferveurs

D’idées et paroles autour desquelles faire verre

Foire évanescente et débridée

Des bruits, la chatte et l’serpent n’se brident pas

De chez eux ils n’ont pas à s’échapper

Doux chez eux à la Villa, à la marge du temps

J’les ai vus là, oui, à la marge du temps

A la ligne, à la Villa Margaret

 

 

[1] Joseph Pontus

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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