Villa Margaret - Jean-Marie Loison-Mochon

Villa Margaret

Son bras sert, dans des brassières d’encre

Son bras sert, danse des brassées d’verres

De tasses où tremper l’encre ou des lèvres

D’où tempérer les soifs, en creusant les gorges

Sans s’empresser, prenant sans cesse des gages

Et à sa peau comme des nervures de tatouages

Là au dos d’sa main, des gerçures de dessins

Et mon œil s’arrête dessus : j’erre sur

J’erre sur ces nervures que j’ai vues là

En nervures d’encre à la Villa, lignes que j’arrête

Pages ou peaux enherbées d’courbures, vignes d’encre

De lignes que j’vis là, qu’j’écris ici ou là

Allez j’m’arrête, tout est dit là

Villa Margaret

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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