A dire pardon

«Aprender a decir disculpa»

Je n’ai jamais menti, j’aimerais que l’on embrasse ma cause

Et toi comme une étoile, chamane du chaos, des inconscients

Tu embrases nos courses ?

Tu m’as lu, d’inconscient tu as perçu le mien,

Tu sais la puissance de ce qui me poursuit

Je n’en ai pas peur, avec ou sans ta main

« Apprendre à dire pardon » t’entends-tu ?

J’espère qu’il y a des mois tu sus l’entendre, de ma bouche

Peut-être que farouche de tes tristesses et peines, tu restes

A te tisser des tressaillements de sanglots face au fer rouge

Il y a une place offerte pour mieux, mais les portes sont à toucher

Elles ne sont ouvertes que si l’on s’en assure, s’y porte, volontaire

Les si font des déçus, les signes font commettre des bévues

Mais les cycles ont besoin d’eux, du sens qu’ils diffusent

Dessinant des providences, sitôt que l’on écarte les peurs de la confidence

Il n’est pas de conflit qui danse entre nous

L’écoute est mutuelle, les coups ternes et anciennement rituels

Il n’est pas de confins inatteignables, à ceux qui les désirent

Et des îles de pardons nous attendent

Il n’y aurait qu’à les songer imaginables

Et tu ne me feras pas ignorer que tes rêves y plongent

Même si tu m’accuses d’une magie noire et regrettable :

Machination d’une mécanique des larmes, un océan que tu éponges

Et tu peux passer, l’art doit cela à tes mains

Ou te dépasser, l’ardoise étant depuis toujours effacée

Et je le sais, le sens, l’aérien qui me frôle et m’observe

De comme des doigts dans l’envers de mon esprit

Caresse que je te laisse faire, ne lui trouvant rien d’obscène

Jean-Marie Loison-Mochon

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