Les voix d'Agustina - A feu et à sang - Jean-Marie Loison-Mochon

Ya lo sé – Version traduite

Que crois-tu ? Mon beau ?

Que je ne sais pas ? Ton corps

Tu veux que je sache, mon beau ?

Que tu te passeras pas des femmes ?

N’oublie pas, cela dit mon beau

Que je suis le poison, le remède

Je suis le remède au mal, je te le dis

A moi les mâles me s’ront remèdes plus que toi les femmes

Tu me diras qu’il n’y a pas ? rien ? De mal ?

De mal, dans ta recherche d’un remède à moi

D’accord, alors regarde-moi au loin

Regarde-moi en pensées, sous bonne garde, sous d’autres mains

Imagine-moi, imagine-les se dépenser

A ma vigne et s’essaimer, comme tu le fis

Ils ne pourront pas plus me résister

Car grâce à toi c’est drôle : je n’hésite plus

Grâce à toi, ma vie avance et ma voix désire

Ma voix c’est pas pour t’aggraver que je le dis

C’est juste que j’ai changé, de paradigme

Alors pars à dix mille, si tu veux

Mais je sais déjà que je suis gravée en toi, n’est-ce pas ?

Je sais déjà que j’te fus plus qu’un gravillon, à l’intérieur

Imagine-moi le désir fumant, montagne que je suis

Imagine-le monter en moi, monter, monter

Imagine cet homme, croire, qu’il m’fait subir subir

Alors qu’à l’image en vrai, ce sera moi, qui lui serrerai le corps

Qui l’enserrerai de mes désirs, observe-moi mon beau !

Tu m’en seras qu’un précédent, à ce futur

Si tu penses que c’est futile, oui oui vas-y

Tu peux t’en aller, t’en aller voir d’autres

Mais au tracé du désir, tu te souviendras

Que ton désir j’en ai la corde à la ceinture

Que moi je t’ai défait, comme une simple boucle

Tu n’es qu’un seul mouvement, de cette boucle

Dans la spirale de mon désir, je vais me mouvoir

Viens me voir en pensées, au fond de tes nuits

Viens ! Viens ! Imagine-moi, je m’veux pas venin

Mais imagine-toi, imagine-les, en moi

Mon désir à moi n’a pas d’angine ou d’engelure

Imagine-moi, en montagne, maintenant ou demain

D’autres mains me tenant, des mains qui ne sont pas tiennes

Des mains comme les tiennes me seront tierces

Tes mains étaient tendres, parfois trop tièdes

Imagine-moi alors dans d’autres

D’autres hommes à ma main

Sauvages qu’ils me seront, car j’l’ordonnerai

Ils croiront que je leur donnerai

Mais non, le sauvage, c’est moi qui leur prendrai

Alors oui mon héros va donc t’étendre et raconte-moi

Tu sais déjà que c’était mieux contre moi

Raconte-moi ! Ça m’excitera

 

Oui je le sais bien, je le sais bien

Que sous toi ou sur toi

Je le sais bien que d’autres

Vont chalouper chalouper

Je le sais bien je l’sais

Je le sais bien mais jalouser ?

Non jalouser, jalouser

Non ça tu sais, ça tu sais

Qu’moi aussi j’vais chalouper

Oui chalouper, chalouper

 

Cette dernière nuit ou d’autres

Pensais-tu à d’autres ?

De basses pensées ou des pensées dites tout bas ?

Sorties de toi, de tombes

Je ne pense pas, mon beau

Je crois, oui j’crois bien que j’te gardais à ma peau

Moi ? Eh ! à quoi bon te baisser ma garde maintenant

Mais je sais bien que la horde avide du silence

Oui je sais, qu’elle te dévore au matin, à l’aurore

Car ton désir est mien, entier à ma main

A même ton corps je peux aller, encore

Si, je peux le pénétrer à quelque heure qui soit

En toi prendre arbitrairement, le contrôle

Et moi ça me rassure, bien sûr

De me dire qu’au poste tu restes, au chaud

Sans tiédir, que tu restes

Même si hélas, ce sentiment

Ne nous servit pas, car je savais trop

Qu’au quart de tour tu m’revenais

Quand moi, quand je partais

Je savais que j’te laissais, quelque part

Ce goût de lune qui t’incendiait

Ce goût qui te brûle, maintenant

Quand moi je brûle aussi, mais libre

C’est injuste au fond, je sais déjà, je sais déjà

Et tu voudrais savoir au juste, si j’compensais ?

Allons, évite-toi déjà, de penser aux montagnes

Dans des montagnes comme celles de ton enfance

Evite-toi de monter à ces pics, d’imagination

Evite-les ces montagnes, par la terre

Enfouis tout ça, tu ne devrais conserver que le beau

Enfouis sous sable : le sang, le feu

Car au fond tu ferais fondre la neige

Garde au fond dans un dense brouillard

Ces pensées-là si peu utiles

Pense à la vie, au futur

Oublie, oui, que le futur est ce qui arrivera

 

Oui je le sais bien, je le sais bien

Que sous toi ou sur toi

Je le sais bien que d’autres

Vont chalouper chalouper

Je le sais bien je l’sais

Je le sais bien mais jalouser ?

Non jalouser, jalouser

Non ça tu sais, ça tu sais

Qu’moi aussi j’vais chalouper

Oui chalouper, chalouper

 

 

Jean-Marie Loison-Mochon

A feu et à sang

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