Ya lo sé – Version traduite
Que crois-tu ? Mon beau ?
Que je ne sais pas ? Ton corps
Tu veux que je sache, mon beau ?
Que tu te passeras pas des femmes ?
N’oublie pas, cela dit mon beau
Que je suis le poison, le remède
Je suis le remède au mal, je te le dis
A moi les mâles me s’ront remèdes plus que toi les femmes
Tu me diras qu’il n’y a pas ? rien ? De mal ?
De mal, dans ta recherche d’un remède à moi
D’accord, alors regarde-moi au loin
Regarde-moi en pensées, sous bonne garde, sous d’autres mains
Imagine-moi, imagine-les se dépenser
A ma vigne et s’essaimer, comme tu le fis
Ils ne pourront pas plus me résister
Car grâce à toi c’est drôle : je n’hésite plus
Grâce à toi, ma vie avance et ma voix désire
Ma voix c’est pas pour t’aggraver que je le dis
C’est juste que j’ai changé, de paradigme
Alors pars à dix mille, si tu veux
Mais je sais déjà que je suis gravée en toi, n’est-ce pas ?
Je sais déjà que j’te fus plus qu’un gravillon, à l’intérieur
Imagine-moi le désir fumant, montagne que je suis
Imagine-le monter en moi, monter, monter
Imagine cet homme, croire, qu’il m’fait subir subir
Alors qu’à l’image en vrai, ce sera moi, qui lui serrerai le corps
Qui l’enserrerai de mes désirs, observe-moi mon beau !
Tu m’en seras qu’un précédent, à ce futur
Si tu penses que c’est futile, oui oui vas-y
Tu peux t’en aller, t’en aller voir d’autres
Mais au tracé du désir, tu te souviendras
Que ton désir j’en ai la corde à la ceinture
Que moi je t’ai défait, comme une simple boucle
Tu n’es qu’un seul mouvement, de cette boucle
Dans la spirale de mon désir, je vais me mouvoir
Viens me voir en pensées, au fond de tes nuits
Viens ! Viens ! Imagine-moi, je m’veux pas venin
Mais imagine-toi, imagine-les, en moi
Mon désir à moi n’a pas d’angine ou d’engelure
Imagine-moi, en montagne, maintenant ou demain
D’autres mains me tenant, des mains qui ne sont pas tiennes
Des mains comme les tiennes me seront tierces
Tes mains étaient tendres, parfois trop tièdes
Imagine-moi alors dans d’autres
D’autres hommes à ma main
Sauvages qu’ils me seront, car j’l’ordonnerai
Ils croiront que je leur donnerai
Mais non, le sauvage, c’est moi qui leur prendrai
Alors oui mon héros va donc t’étendre et raconte-moi
Tu sais déjà que c’était mieux contre moi
Raconte-moi ! Ça m’excitera
Oui je le sais bien, je le sais bien
Que sous toi ou sur toi
Je le sais bien que d’autres
Vont chalouper chalouper
Je le sais bien je l’sais
Je le sais bien mais jalouser ?
Non jalouser, jalouser
Non ça tu sais, ça tu sais
Qu’moi aussi j’vais chalouper
Oui chalouper, chalouper
Cette dernière nuit ou d’autres
Pensais-tu à d’autres ?
De basses pensées ou des pensées dites tout bas ?
Sorties de toi, de tombes
Je ne pense pas, mon beau
Je crois, oui j’crois bien que j’te gardais à ma peau
Moi ? Eh ! à quoi bon te baisser ma garde maintenant
Mais je sais bien que la horde avide du silence
Oui je sais, qu’elle te dévore au matin, à l’aurore
Car ton désir est mien, entier à ma main
A même ton corps je peux aller, encore
Si, je peux le pénétrer à quelque heure qui soit
En toi prendre arbitrairement, le contrôle
Et moi ça me rassure, bien sûr
De me dire qu’au poste tu restes, au chaud
Sans tiédir, que tu restes
Même si hélas, ce sentiment
Ne nous servit pas, car je savais trop
Qu’au quart de tour tu m’revenais
Quand moi, quand je partais
Je savais que j’te laissais, quelque part
Ce goût de lune qui t’incendiait
Ce goût qui te brûle, maintenant
Quand moi je brûle aussi, mais libre
C’est injuste au fond, je sais déjà, je sais déjà
Et tu voudrais savoir au juste, si j’compensais ?
Allons, évite-toi déjà, de penser aux montagnes
Dans des montagnes comme celles de ton enfance
Evite-toi de monter à ces pics, d’imagination
Evite-les ces montagnes, par la terre
Enfouis tout ça, tu ne devrais conserver que le beau
Enfouis sous sable : le sang, le feu
Car au fond tu ferais fondre la neige
Garde au fond dans un dense brouillard
Ces pensées-là si peu utiles
Pense à la vie, au futur
Oublie, oui, que le futur est ce qui arrivera
Oui je le sais bien, je le sais bien
Que sous toi ou sur toi
Je le sais bien que d’autres
Vont chalouper chalouper
Je le sais bien je l’sais
Je le sais bien mais jalouser ?
Non jalouser, jalouser
Non ça tu sais, ça tu sais
Qu’moi aussi j’vais chalouper
Oui chalouper, chalouper
Jean-Marie Loison-Mochon
A feu et à sang
[…] Version traduite […]