Vos y yo – VII
Oui c’est ton erreur peut-être, d’avoir été si souple que je pouvais te tordre. Ou que mis temores elles pourraient te distordre comme un son qu’on entend plus, qu’on entend mal. Qui nous fait souffrir même si on veut l’écouter encore une dernière nuit, un dernier matin. Tu n’étais pas ce son qui me faisait souffrir, c’est ma peur qui l’a créé à partir de toi, qui l’a associé à toi. Ce son il venait de moi, et chacun de tes faux pas, de tes gentillesses, tes maladresses, tes attentions, il le renforçait. Alors que tes erreurs auraient dû te faire paraître plus humain et moins parfait, es decir… que j’aurais pu les aimer, ou en ressentir pour toi davantage. Et que tes affections ou ces possibilités que tu me donnais, elles auraient dû me rassurer à chaque fois, comme elles le faisaient souvent. Au lieu de ça, al final, de l’ensemble, ma peur m’a fait partir du quai de nous. Aunque nous ça me plaisait bien. Ce nous, s’il n’y avait pas tout ça, que je dois faire avec mon groupe, nous, ça aurait pu me plaire. Plaire à une forme de moi plus libérée, détendue face à l’amour. Así es la vida… c’est la vie, comme vous dites. Je crois que je suis plus détendue face à la mort. Et c’est pour ça que je vais où je vais, plutôt que au quai de nous. Al final, oui… tu devais avoir la sensación que tu étais dans les sables mouvants. A la moindre erreur je m’éloignais, à la moindre tendresse je pouvais venir puis repartir, alejarme soudain, et quand tu t’éloignais toi, je revenais t’attraper. Todo esto puede… tout ça peut paraître un jeu mais non. Je n’ai pas voulu jouer à toi quand tu as risqué ton cœur. Todo esto, c’était inconscient, complètement. Me doy cuenta aujourd’hui, et peut-être que toi aussi dans mon silence maintenant.
Depuis que j’ai parti, mon silence souvent, voire presque todo el tiempo, oui, il est pour te protéger. Il y a juste eu un ou deux matins que… il y a eu un ou deux matins où j’étais contente de t’imposer ce silence et la distance. Comme un castigo. Ces quelques matins, quería castigarte, désolée maintenant mi gato negro, d’avoir pu ressentir ça. Je voulais te punir des rêves que tu me faisais faire. Plusieurs fois, ça a été un peu le même, al final.
J’étais dans la nuit, dans ta chambre à Brest. J’étais en el aire, et je te voyais. Te veía comme je te voyais avec moi à l’époque. A la fin de la fin, desnudo, calme, calmés, un poco, tous les deux. Mais tous les deux, dans mon rêve c’était pas vos y yo. C’était vos, et une autre femme. Elle me ressemblait mais c’était pas moi. Et dans la fin de nuit, dans el alba qui va venir, tu lui parlais. Elle te questionnait de moi, la tête sur ton torse. Vous veniez de faire l’amour, et au fond de moi, je savais tout como, comment, tout ce que vous aviez fait et que nous faisions. Et sur son visage, on pouvait lire de l’apaisement mais du désir encore, como de una fusion qui a eu lieu mais qui pourrait venir encore. Et c’est étrange ese gusto que j’avais dans mon rêve en vous regardant. Una parte de moi était celosa, immensément, et triste. Traicionada. Mais une autre se sentait légère et bizarrement, extrañamente… joyeuse pour toi. Voy a decirte ce qui dominait en moi.
Et toi… je crois que ça me réconfortait un peu. Toi, tu avais le même air lointain que tu avais avec moi des fois, comme de ne pas être tout à fait avec elle ou… d’être avec moi, quelque part. Tu regardais le plafond en lui parlant, ou le ciel. Et c’était como, comme si c’était vers moi et de où je te regardais. Mais j’avais aussi la sensation que c’était si… réel, et en plus d’être réel, que c’était si peu de temps dans l’hiver, si peu de temps après vos y yo. Eso… me lastimaba, beaucoup.
Quand je regardais ton visage, si réel dans ce rêve, on aurait dit que tu le savais. Pas que tu voulais me blesser, mais que tu le savais ce qu’il y avait derrière ce hecho de être avec une fille si peu de temps après moi. Sabías, de Francisco qui avait retrouvé une femme quelques mois seulement après que je l’a quitté. Comme si ça n’avait pas eu d’importance, lui et moi. D’ailleurs, je crois qu’il est toujours avec elle. Alors que moi… moi j’ai mis du temps et je n’avais plus ce désir. On en avait parlé, vos y yo, du désir que l’on croyait mort. Et decías que tu l’avais ressenti des fois dans ta vie, et qu’avec moi, tu te retrouvais, tu le retrouvais. Qu’il prenait ma forme.
Était-il réel ce rêve, guapo ? Ai-je bien fait alors, de te punir avec mon silence depuis notre fin ? Ces matins-là, je voulais te mettre à feu et à sang. Pour moi, tu le méritais. Je voulais que tu brûles al interior, du mal que ça me faisait de te voir là, moi invisible face à esa mujer et toi, desnudos. Et je voulais te faire saigner pour mon silence et ma distance, pour todo ce que tu lui racontais à cette femme. Lui raconter notre dernière nuit ! Nuestra intimidad ! Mon corps, les symboles, le sang, tout.
Comment pouvais-tu faire ça, de rendre notre monde visible aux yeux d’une autre, c’est-à-dire aux yeux de tous ? Te imaginas ? Ce que ça me faisait ? Ces matins-là, après ces rêves, je te haïssais. Je me demandais pourquoi et comment j’avais pu me laisser aller à être auprès de toi. Je n’aurais pas supporté de te voir, j’aurais voulu te cracher au visage, te frapper. Et crois moi, ces matins-là, c’étaient des crachats de feu, des frappes de silence, que je te voulais. Je te voulais en sang de mes distances, en mille morceaux de que je suis partie. Je voulais que tu souffres et que je te ignore encore plus, pour que tu souffres más. A feu et à sang je te voulais. Como toi tu le disais à cette femme, de notre dernière nuit. Ya sé, ya sé… que peut-être c’était juste mon rêve et alors je suis désolée, ou que peut-être je me suis aveuglée par la colère et que je ne voulais pas comprendre la nuance de ta douleur. Aunque yo podía les voir, sur ton visage quand tu lui racontais. Elle, peut-être qu’elle ne pouvait pas l’entendre, le distinguer dans ta voix ou sur le bout de visage que tu lui montrais.
Mais moi je te connais, gato negro, et tu auras beau te cacher dans l’ombre de l’aube, je peux voir. Et je pouvais lire, tout ce que tu pensais ou avais ressenti de cette dernière nuit, mientras que tu lui racontais. Dans ce rêve, sans pouvoir intervenir, eso me volvía loca. Et de la voir elle, nue, pendue à tes lèvres como d’avoir l’impression de t’approcher encore plus près, alors qu’elle était déjà collée à ton corps. Et même si j’ai beaucoup compris, pensé à tes sentiments, tes perceptions de nous depuis, dans notre silence depuis la fin, que je voulais… compatir, eh bien… de voir ces émotions sur ton visage, les lire, et t’entendre que cette dernière nuit toi et moi c’était à feu et à sang, ça m’a rendue folle de rage !
Je te voulais à feu et à sang de tristesse, à tu turno. Je voulais te mépriser du plus profond de moi-même.
Tu lui racontais le début de la soirée, mon sang ! Tu lui parlais de mon sang, de mon corps, de comment on l’a fait, de… del vacío que tu ressentais. Et sur ton visage je voyais, moi, la tristesse, l’amertume, la colère, l’incompréhension. Et ces matins quand je me réveillais, même si j’étais blessée de ces visions, je me réjouissais que peut-être, dans la réalité, tu souffres así, d’incompréhension et de tristesse. Je me sentais trompée, exposée, déshabillée de algo… de algo de précieux que je t’avais partagé et que toi tu racontais como à n’importe qui, à cette fille-là.
Oh je sais bien qu’il y en aura des femmes. Ya lo sé. Mais cette scène de mon rêve, si proche de moi, de la separación et toi à raconter tout de vos y yo ce dernier soir… comment tu pouvais ?!
Et de raconter encore à feu et à sang après minuit, et le sexe, la tendresse, mes mots, ma bouche, notre… proximité ? Et elle te posait des questions ! Et elle faisait des commentaires ! Te imaginas, que tu racontais ça à une inconnue et que le lendemain, elle en parlerait à ses amis, à n’importe qui ?
Voilà comment je me sentais, les matins de ces rêves. Toujours le même, toujours une fille un peu comme moi. Je voulais t’insulter, te blesser. Je t’insultais au silence, je te blessais de partir. Et puis poco a poco dans la matinée, dans le blanc des montagnes ici, tout s’annulait en moi. Ma fureur contre toi, de vouloir te mettre a sangre y fuego[1]. J’allais même à me dire que… à me raisonner sur ma pudeur, sur ta pudeur. Me souvenir que tu aurais voulu que je m’inspire de toi pour ce laisser-aller-là. Mais ces jours d’après le rêve, j’étais capaz de pas beaucoup dans le blanc des montagnes. Quand je redevenais apacible comme la neige, que tu me revenais doux, attentionné -toujours trop- tout à coup je retrouvais une pensée de toi que mon esprit, il pourrait fréquenter. Et alors la colère qui tombait, elle me faisait m’écrouler aussi dans mon énergie. Il fallait que je fais une sieste, tout en sachant que… dans le sommeil, je pourrais rêver encore.
[1] A feu et à sang