Vendée Globe 2024 | Samedi 4 janvier 2025

Obrigado peut souffler le troisième d’entre eux

D’entre toutes les pistes il en a pris une distincte

Au briquet dans la nuit, au jour dans la poursuite

Il « a donc misé sur une route très ouest »

Les vents ne briquant plus tant la toile, comme pour deux

Mais passés, ses bris changeant sa manière de penser

« il ne doit pas toujours réfléchir de la même façon »

Pas sapé complètement mais détroussé d’une aile

Dans tout ça « proche du Brésil » à maintenant les voir partir

Au loin « avec son foil tribord en moins »  

Lui qui ménage ses bordées « d’un point de vue stratégique »

Les méninges activées autrement, les efforts à quel rendement ?

« Comme la bulle anticyclonique s’étendait bien » en devancier

Il a plutôt été « chercher du vent » : c’est en divergeant que l’on convainc

Pas de coup vain donc, vis-à-vis de ceux derrière

« même s’il était de face » vissé à sa troisième place

Mais s’il était une façon de le dire ?

« cela lui a permis dans un premier temps » de forcer l’illusion

Bien que l’érosion des milles aille pour s’accélérer

No hay milagro posible, dicen

Cet acteur dans cette scène-là, doit sécuriser son poste

Jusqu’au dernier port, stratégie potentiellement jouable

Maintenant qu’il va insensiblement « reperdre du terrain »

Mais les repères bien en place ou favorables

« sur son bon bord, tribord amure »

Allure au reste très satisfaisante pour un navire éclopé

Qui cela dit « ne devrait pas se faire trop décrocher »

Décor perçu d’un Brésil en plein été, braise à conserver

Pour l’hiver, saison vers laquelle remonter promptement

Quand pour l’hiver moins de tissu et polyvalence :

Pour le quatrième « couché sur l’eau dans 60 nœuds »

Les espoirs de victoire déjà douchés depuis longtemps peut-être

Mais le voilà menacé par un cinquième, qui compte prendre son quart

« les fichiers n’annonçaient pas du vent aussi fort »

L’efficience a fait défaut : des forêts d’air se sont abattues sur lui

Pas possible d’être voyant, sauf au rouge, et il y a goûté

Compétition à handicap, battue permanente en deux opposés

Sans cette voile, une force en moins à coupler aux siennes

« Handicapant dans du près médium » pris dans du tout sauf moyen

Prix immédiatement payé « mentalement on a vu qu’il était touché »

A tout gérer depuis deux mois bientôt, il « a des ressources »

Mais en autarcie tout capital s’amenuise, s’il ne se reproduit pas

« il peut tenir même si ça va être du boulot » : un enduit de soucis en plus

Les ennuis profitant à celui qui suit, à « 150 milles »

Cet homme-là, habitacle spartiate, ne remonte pas que l’océan

C’est une séance d’abnégation qui est livré au spectacle

Lui « qui a réalisé un des bons coups de la semaine »

Des concurrents le disaient s’exposer à de prochaines claques

Prenant par le cœur une dépression : par là courait l’issue

Accord tacite du ciel ? « en réussissant à s’extraire du groupe de cinq bateaux »

Dans un Atlantique durcissant le ton, faire front

« grâce à un bon bord vers l’Ouest » et le continent voisin

Quand d’autres se voulaient prudents poursuivant « jusqu’à la zone des glaces »

Les classements s’inversent de cette manière, contenir n’étant pas suffisant

« son bateau doit être un peu plus à l’aise dans ces conditions »

A les observer, cette interprétation est un possible

« s’il arrive à recoller » dès avant l’Equateur

Les avaries de son concurrent pourraient donner une nouvelle saveur

Aux efforts fournis, à la variété des options à suivre

« A suivre également la trajectoire » d’une suissesse qui ne s’en laisse pas conter

Sûrement pas satisfaite d’être à côté, à « faire le tour du centre dépressionnaire »

De précieuses heures : perdues, gagnées, annulées ?

« ce qui est sûr c’est qu’ils ne sont pas encore tirés d’affaire »

Au loin après « la dépression qui les occupe » acculés

Il se pourrait qu’ils puissent « retrouver de la molle »

Le bleu à la carto en a tout à l’air

Ou l’air à la carto : qu’il y en aura peu

Ou alors « des vents très instables » qui boivent le sang des marins

« qui doivent frotter contre le continent sud-américain »

Oter, prélever, la sève de certaines progressions

Par le suave de contradictions et enquiquinements !

Ce sera à qui resquille meilleur, qui ondulera le mieux

Ne pouvant compter sur « des modèles » infidèles

« qui ont du mal à être très précis » pour prévoir le fiel

Très précisément : saveur de coups gratuits

« Dépressions assez violentes » et « nuages dévastateurs »

Les vastes étendues se communiquant des redites

« Compliqué à gérer en solitaire » en des vases absorbantes

« on voit que pas mal de bateaux souffrent » : cinq ayant baissé fanal

Le sort des plaies béantes ou des voies qui s’ouvrent

D’air ou d’eau, pour une dernière trace après le Horn

Alors que le duo devant se voit « en train de s’extraire »

Assez péniblement voilà quelques jours et retouchant du vent

Du vivant sur le visage, du vibrant pour opérer des séparations

Plus de 100 milles au soir après des bords salement lents

« de la dorsale de l’anticyclone » le saint graal se lève

« de Sainte-Hélène » réchappant : bataille pour un empire ?

Toute une pesanteur « qui leur barrait la route »

Presque au concours de flap-flap comme l’eut dit l’un en d’autres temps

Utile un temps pour du repos, de n’avoir rien à exploiter

Mais sans cesse à craindre de se faire spolier

« c’était vraiment un passage technique dans le petit temps »

Temps et temps et temps, et tant de tentaculaires couloirs

Où sinuer comme des couleuvres, pour s’en retrouver des couleurs

Le goût leur revient ce samedi soir : conjuration

Du temps ! à quasi en confondre l’élément, l’entité, leurs conjugaisons

Concours de légèreté dans une compétition sans pesée ?

Car il est inhérent aux trajectoires d’être profilé pour certaines histoires

« Carène plus tendue » forme intime ou intimant : ascendant ?

Dans cette ascension où tout un passif empesé pourra jouer, dansant

                                                                  dans d’ultimes enjambées

Jean-Marie Loison-Mochon

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