S’éloigner
« Alejarse de las personas tóxicas »
« S’éloigner… » as-tu dit
Dans cette cinquième ligne, d’un programme étudié
« … des personnes toxiques » et qu’ai-je signé ?
Dans mon langage de fuite, ne me considère pas cynique
En âge tous deux d’être ange et démon, ai-je tout dit ?
En partant de tes parages, m’agençant nouvelle vie
Et le pourpre ou magenta de ce que recouvre le vide
Important de me souvenir, que tu n’étais pas poison mais en sécrétais
Ne laissant pas de place aux ombres, aux secrets qu’elles taisaient
Ce qui n’est pas dit est parfois trésor
Et ce qui est ouvert, parfois Pandore
Qu’offrais-tu de compensation, à tes feux libérés ?
Dans les cieux couverts de nos âmes, le suc stellaire…
Dans ton coffre il y avait des ouragans, l’hystérie de rafales
Dans tes yeux des tempêtes lunaires, qui sous phases te possédaient
Qui t’empêchaient d’être pleine et entière, à l’amour que tu portais
Et pour cela aussi parfois je partais, puis partis
Sans répartie aucune, autre que l’abrasion de ma constellation
Celle qui se dessinait selon tes formes, qui se conformait à tes désirs
Mais les étoiles sont des îles, qu’il ne faut pas croire inertes
Et dans tes périls mes voiles ont pris l’irradiation ultime
Dans tes prairies de jour, dans nos nuits sans prix
Mon sang sous marée, ce matin-là s’est dit
D’un retrait soudain, les rétines soudées sur la vue du vide
Et j’ai sauté dans l’espace, tous mes sens unanimes
Unanimement à contresens de l’amour sur mes côtes
De l’amour sous mes côtes, qui revient comme un mur
De comme la mort, ou le murmure d’un tsunami
Jean-Marie Loison-Mochon