Quelques minutes avant

Je suis la cible du vent

Sans ignorer pourtant, la possible portée

Que d’un inconscient tourmenté au loin

Ces rafales hurlantes ou éplorées soient celles

D’un ciel intérieur m’ayant entendu hier

Parler, creuser, ressasser ; un amour

Les bras de ma pensée, tendus hors toute lumière

Par les travées non du passé, mais de nos présences

A travers quelques distances, ou du silence et des stridences

Enduits de sentiments contraires, en des contrées d’invisible

Je suis la cible du vent

Qui me conduit à penser, en clair de nuit, en gris d’aube

Qu’à l’aurore à l’heure où la tempête crie encore

Il y ait une personne ici, dans l’élément

Dans ces lamentations du ciel, personnifiée

Quelques minutes avant, une chute magistrale, fauché par une rafale dans un escalier

Jean-Marie Loison-Mochon

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