Quand pendant des heures nos corps convergent
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
Alors j’me fonds en toi
J’me fais droit en toi
J’nous fends toi et moi
Alors j’file droit en toi
J’me fais droit en toi
J’nous fendrai toi et moi
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
J’te fendrai l’corps
Tu m’fendras l’coeur
On avait l’accord
Maintenant j’ai la corde
Au coup j’partirai
On couche pour tuer
Et pour l’coup tu m’es
C’coup que j’saurai pas parer
A toi j’étais impréparé
Comme à un après qui m’parlait
Et pour l’coup tu m’es
Comme une contusion
Pourquoi tant d’confusion ?
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
Pourquoi tant d’confusion ?
Toi et moi on tentait fusion
Tu m’seras comme une contusion
Pourquoi tant d’confusion ?
Attendais-tu qu’on fusionne ?
J’dirais pas qu’c’était fusionnel
Mais dis, pas non plus fictionnel
Entre toi et moi la friction, elle
Entre toi et moi l’affection, île
Toi et moi on avait la friction
Toi et moi on avait l’affection
Rien d’fusionnel ni d’fictionnel
Mais l’fonctionnel d’une étincelle
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
Et l’affection t’brûla
Et l’affliction m’brûlera
Au point d’inflexion j’partirai
Interrogation que j’saurai pas r’tirer
En moi tu r’partiras
Et pour l’coup tu m’es, vois-tu
Un coup qu’j’saurai pas parer
Pour l’coup j’t’en ai pas parlé
Car j’savais qu’tu partirais
Comme une épée que j’saurais pas r’tirer
Comme si l’épectase m’aurait tué
Comme si les pétales en auraient fané
Alors en or évanoui
Alors on ouvre les vannes et oui
Alors en or évanoui
Le Nord s’évade d’ici
Et ma direction s’fait vague ainsi
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
En toi j’me r’garde sinuer
Etincelle tu m’fus nuée
Et j’m’évade d’ici
De c’futur embué
Et j’m’évade d’ici
Tu mets du vague et d’l’indécision
Alors en toi j’m’évade aussi
Et j’m’en vais comme indocile
Et ton dos m’paraît si loin
Ton dos forme comme un dôme
Forme à ma main ? Non…
Ton dos m’est une forme indocile
Et tu t’ferm’ras comme des cils
Comme les cils d’un mort
Qu’est-ce qui s’décide en toi ?
C’est c’qui s’dessine en toi
Comme un doux signe de mort pour nous
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
J’te sens si souvent sur la défensive
Quand moi j’ai la défense ivre
J’te suis vulnérable, la défense ivre
Crois-moi cette dépendance m’enivre
Crois-moi cette épée danse en moi
Crois-moi c’t’épopée r’lança ma foi
Toi moi, c’était parti pour s’tenter
Crois-moi cette dépendance m’enivre
Crois-moi cette dépendance me navre
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
Alors on couche pour tuer
Ou chais pas, pour moins fluctuer
En nous vu qu’tu erres
Dans ma vie qu’tu rayes
J’voudrais dans ma vie qu’tu ailles
Oui mais en nous vu qu’tu erres
Crois-moi, j’me veux pas victimaire
Mais vu qu’tu es rétive à tendre l’cœur
Qu’tu es rétive à tourner ce p’tit quart
J’me contente du quartier
J’me contente d’un quart d’tiers
J’me conte un trait qui m’rend fier
Il m’raconte un sourire, à ta joue
Et j’en fais l’conte d’un surajout
Mais en nous j’sens qu’tu erres
Pourtant j’touchais pas au sanctuaire
A tes pourtours, au sanctuaire
Nous pour un tour au sang qu’tu verses
Dans ces déserts nos sueurs conversent
Quand pendant des heures nos corps convergent
Et tes bas tombent
C’est l’hécatombe
Nos ébats m’plombent
J’osais pas m’plaindre
Seulement en r’prendre
Mais chais pas feindre
Jean-Marie Loison-Mochon
A feu et à sang