Nantes un 5 février

Rue des deux ponts

Le passé, à effeuiller sa marguerite

Pas rudoyé, même si plus grise que verdoyante

Pas de rite à prendre cette table, seulement une seconde fois

A cette heure pas prisée, la senteur d’une présence

A visualiser l’époque, viralisée de maux

Cette heure d’alors n’eut pas les secondes froides

Un peu de pesanteur au présent

Cette onde se dit absence

Les on-dit se décrètent au village

En ville on ne se dévisage pas comme ça

Que sécrète tout ça de signes ?

Evidence d’une marguerite, d’avant elle

Devanture mise à l’intersection

Entre deux ponts, a dit la rue

A deux pas des résonances : ma guérite

Je ne chasse personne, pas même ces fantômes

J’essaime les gammes que m’émet l’environ

Les atomes se démettent et s’entremêlent

Les semis sont fugaces, les arômes, amers

Et j’en observe les passages invisibles

Dans cette fugue à songes, que je passe au crible

Jean-Marie Loison-Mochon

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