Rue des deux ponts
Le passé, à effeuiller sa marguerite
Pas rudoyé, même si plus grise que verdoyante
Pas de rite à prendre cette table, seulement une seconde fois
A cette heure pas prisée, la senteur d’une présence
A visualiser l’époque, viralisée de maux
Cette heure d’alors n’eut pas les secondes froides
Un peu de pesanteur au présent
Cette onde se dit absence
Les on-dit se décrètent au village
En ville on ne se dévisage pas comme ça
Que sécrète tout ça de signes ?
Evidence d’une marguerite, d’avant elle
Devanture mise à l’intersection
Entre deux ponts, a dit la rue
A deux pas des résonances : ma guérite
Je ne chasse personne, pas même ces fantômes
J’essaime les gammes que m’émet l’environ
Les atomes se démettent et s’entremêlent
Les semis sont fugaces, les arômes, amers
Et j’en observe les passages invisibles
Dans cette fugue à songes, que je passe au crible