Les dés du hasard sourient à ceux qui acceptent les aléas
Du K2 au Fitz Roy à sous les pôles
Dès lors qu’à deux et plus, on peut s’épauler : rêver
Le revers du rêve est de lever le fond de vrai
Eux le font, de ces leviers que sont l’équipe et leur persévérance
Alors bien sûr pour aller vers les fonds il faut…
Pour aller loin Sud ou Nord, il faut en lever
Pour ça, la volonté souvent fait son effet
Vers l’idée on prend le large, en pensant à…
Quand, comment, maintenant et demain
Et pour l’argent on verra après, quand ensemencé l’élan
Quand commence à germer l’idée, qu’il faudra l’aider
Les dés du hasard sourient à ceux qui acceptent les aléas
A ceux qui vont aller là où ils voulaient aller
Sans se demander s’ils pouvaient, si le chemin était dallé
Ne pas s’amender, se compromettre ni voir moins grand
Voir moins grand vaut voir moins bien, au loin dans l’inconnu
Pour le savoir il en faut l’expérience, et la persévérance
Et la percée dans les glaces pour avancer
Et le doute avance ses pions parfois mais « on y est »
Puisqu’on y est, pourquoi reculer ?
De l’aube au crépuscule, plutôt continuer
A bord de cette pensée qui concurrence la foi
Quiconque l’aura senti en saura l’effet, la fougue
De quel or est fait le mot : persévérance
Jean-Marie Loison-Mochon