Le vide et la distance

Aujourd’hui j’ai vu l’étape du vide

Paradoxe, quand toujours nous tablions sur vie

De là-bas je n’ai laissé que des poussières au sol

 

Les étoiles et nos constellations m’étant maintenant intérieures

Un terrain d’ires répandues, de fureurs ou ovations

Nos goûts de supernova, mon dégoût de tout ça

De tes feux qui n’étaient pas noirs de désir, sinon d’absurde

 

Et tes armoiries sont tatouées dans mon ciel

T’absoudre je peux, évidemment

De ce que tu as tué, de ce que j’ai achevé

Qu’est-ce à dire que nous laissâmes ?

Deux âmes enchevêtrées, quelques parchemins disséminés

Et je chemine chaque jour, chaque nuit, chaque pensée

Sur ce sentier miné de nos absences

Monde en chantier ou terminé ?

Onde enchanteresse éprouvant l’étendue de la distance

Jean-Marie Loison-Mochon

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