Ces mots cousent

Je m’en remets à cette encre instinctive

Je t’écrirai l’intensité

Je te dis « tu » mais je ne sais plus si je te connais

 

Sans exprimer le vœu de renaître, mais de me remettre à nu

Sens-les s’imprimer, ces élans qui se perçoivent sous cécité

J’aimerais te reconnaître, nos sangs portent

Du souvenir, des prémices et des issues

 

Qu’on les dise problème ou solution, ces mots cousent

Ma peau à ta peau, mon esprit à ton esprit

Nos âmes s’allient à mesure que les lignes m’hameçonnent

T’ai-je jamais connue, vais-je te découvrir ?

L’amnésie et la folie sont mes pires ennemies

Qu’on les dise problème ou solution, ces mots causent

A mes isthmes je te convie depuis l’éternité

Et qu’on s’enduise de présent ou d’oubli, j’aimerais

Même si l’été s’est terminé, que nos présences puissent muter

Jean-Marie Loison-Mochon

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires