Lapis
Paroles d’chat noir à Gabrielle, dans l’même mouv’ment que L’incandescence du flou, nouvelle dans laquelle vous les r’trouv’rez tous les deux
Dis sirène, que dissimules-tu ?
Car sous tes émulsions d’géante
Oui là d’sous tes pulsions, vibrantes
Dis-moi géante, c’qui se plaît à rôder
Arrosée en toi, quelle plaie friable ?
Dis-moi géante, quelle pluie vulnérable ?
En toi béante comme les failles d’océans
En toi est grand le peu commun désir
Mais il y a j’crois une peu commune entaille
Comme une croix marquant l’lieu d’anciennes batailles
Comme un croissant d’lune, sur abysse en pagaille
Quel est c’t’habit sous l’quel tu dissimules ?
Quelle est ta vie sous l’quart qui nous stimule ?
M’est avis qu’la surface est vestibule
Mais parvis tout c’qu’il y a d’vrai, et fort
Tout c’qu’a l’Ouest d’un peu fabuleux
Mais ta vie ? Si tu veux la dire, m’intriguerait
Tu pars vite, mais d’ton feu j’m’irriguerais
Tu pares vite parfois : libre à toi
Et qu’tu sois libre, j’m’en griserai
Mais souviens-toi qu’si d’tes abysses tu voulais
Si tu voulais m’dire de tes zones grises sous baie
Eh bien tu m’ferais homme irisé d’intérêt
D’un terrain d’toi, quand bien même froid
De ces liens d’toi, quand bien même abysses
De ces liants qu’t’as, au plus froid d’tes abysses froids
De c’que tapisse en toi, le brillant d’tes eaux Lapis
Et tout l’azur qu’j’y lis en vrillant là
Jean-Marie Loison-Mochon