Je me rassérène de cette dernière joute
Poésie à peine imbibée
Sur l’biberon j’ai à peine lésiné
Oh ! Et si en chat noir j’ronronnais ?
Surimbibé des chaleurs de la nuit
Serein, brisé, à l’heure de la fuite
Ses reins, la brise et l’heureuse fin
Ses reins dans le sang, fiévreuse du 1
Han ! Dédain des plus grands après
Quand ! Après n’est plus qu’immense déclin
Et ses fesses me clignent de l’œil
Elle s’affaisse en une vigne que j’cueille
Ses fesses divines que j’effeuille
J’enquille son vin sans soupçonner la fin
Je cuve son sang comme un soupçon d’demain
Han ! Poésie à peine abreuvée
Oh ! Et si en chat noir j’me rêvais ?
Et si sur son dos je rivais
Mes yeux comme au pays un rivage
En rien pieu, ce chatoyant paysage
Chat tutoyant de saignants orpaillages
Or la pâleur de ses pages j’la tiens
Et l’argent n’a pas l’heure de l’âge
Pour tout pelage une chevelure
Couleur tout en lune échevelée
Pour tout pelage une chevelure
Pourtours d’un paysage en rien sûr
Alors dans l’incertain je plonge pour pillage
Tenant son sein comme l’horizon une plage
Tandis que la fin me dira hors d’âge
Tandis que j’nourrirai la jungle de ses doutes
Candide j’en oublierais tout mais
Mais en candide je n’suivrai pas
Je n’suis qu’un chat noir à la nuit, signant en silence
Dans ses reins saignants qui dansent, mais doutent
Je me rassérène de cette dernière joute
Je mords à ses reins comme dans ses doutes
Je m’en ressers un dans ce dernier jour
Je mords à ses joues assoiffé d’larmes
Je m’en ressers une avant d’rendre les armes
Jean-Marie Loison-Mochon
A feu et à sang