Inconscients
Suées nocturnes, félin peu habitué
Tu es… tu n’fais rien pour m’habiter
Mais nos jours dans cette urne
Je mets mes joies dans la nuit, j’enterre le diurne
Car le jour m’est terne, j’préfère la nuit
Car j’suis éphémère comme le noir, ma couleur
J’suis pour les lueurs, pas la lumière
Car ce sont les lueurs qui t’montrèrent
Et les leurres des lumières qui t’arrachèrent
Qui parach’vèrent de mettre distance, ma chère
Ma chère silhouette lunaire, nous n’étions pas maîtres
Mais très vite j’sentis l’noir de notre anarchie
Mais avachie dans des jours à la va-vite…
Ça va vite, vers la fin qui déjoue
Alors de toi j’garde des joies
Et à mes joues, la sueur de nuits d’veille
La joie aussi, d’t’entendre parler poésie
D’t’entendre me parler dans ton sommeil
Et sous mes lueurs de souv’nirs, j’voyage
J’renais à la nuit, sans m’engluer dans l’erreur
Car à la nuit j’t’ai vue, plus à nue qu’en tout jour
J’t’ai vue nue, quand tu t’habillais d’inconscient
Et je n’table plus sur hier, ça brillait d’accord
Ça brille et ça brûle encore, telle est cette bulle de vie
Des lueurs qui dévient encore, comme la lune
Ma chère silhouette lunaire, que d’viendras-tu ?
Sous la lune r’viendras-tu, me voir ?
Ma chère si lointaine, là où j’erre à la nuit
Noir, en félin sans haine ni tristesse
En félin sans nord, l’inconscient pour seule justesse
Repensant à ton inconscience, ses mots d’tendresse
Jean-Marie Loison-Mochon