Incandescence - Jean-Marie Loison-Mochon - Crépuscule d'un cycle

Incandescence

Et voilà l’incandescence

Le corps descend, le pouls monte

Encore descendre, le flou démonte

Comme une mer en déconstruction

Homme unis-toi aux souffrances, fais-en fusion

Tout tonne et rugit autour, oui

La puissance n’est jamais allusion

Du puits sens ce fluide-là monter

Défends-toi surtout de te lamenter

La vulnérabilité fissure tout un monde

Comme hanté tu ne t’y assures rien

Mais dans les plissures des laves, viens

Les plis sur ta peau ne sont pas rides

Et ton émotion pas aride

Déplie les superpositions

Parie, dans les temps à venir

Que la vulnérabilité enflamme

Qu’elle est incandescence au désir

Et des îles en toi naîtront

Facile, oui, mais la loi noire est là

A l’anarchie des fusions

Lame hantée, pour une destruction

La montée en toi se fait

En toi tu t’affaisses, pour l’ablution

La nuit, tu en bus la potion

Car seule en elle est l’incandescence

Ne compte sur la magie d’aucune aile

D’aucune aide sauf l’agilité de tes mains

Car au fond ici est l’idée

Qu’on ne peut confondre deux humains

Alors un temps descend en toi

Des sens irise-toi puisque le sens à tout ça est…

Presque une toux de sable, une fragrance insaisissable

Alors saisis le sabre, approche

Et tranche tes ombres pour en faire mille

De ces vulnérabilités qui en toi fourmillent

Tapies dans le puits ou l’enclos bouillant

Allégresse brute dont tu bouillonnes

Encore brouillonne, à l’état d’incandescence

 

Jean-Marie Loison-Mochon

Crépuscule d’un cycle

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