Incandescence
Et voilà l’incandescence
Le corps descend, le pouls monte
Encore descendre, le flou démonte
Comme une mer en déconstruction
Homme unis-toi aux souffrances, fais-en fusion
Tout tonne et rugit autour, oui
La puissance n’est jamais allusion
Du puits sens ce fluide-là monter
Défends-toi surtout de te lamenter
La vulnérabilité fissure tout un monde
Comme hanté tu ne t’y assures rien
Mais dans les plissures des laves, viens
Les plis sur ta peau ne sont pas rides
Et ton émotion pas aride
Déplie les superpositions
Parie, dans les temps à venir
Que la vulnérabilité enflamme
Qu’elle est incandescence au désir
Et des îles en toi naîtront
Facile, oui, mais la loi noire est là
A l’anarchie des fusions
Lame hantée, pour une destruction
La montée en toi se fait
En toi tu t’affaisses, pour l’ablution
La nuit, tu en bus la potion
Car seule en elle est l’incandescence
Ne compte sur la magie d’aucune aile
D’aucune aide sauf l’agilité de tes mains
Car au fond ici est l’idée
Qu’on ne peut confondre deux humains
Alors un temps descend en toi
Des sens irise-toi puisque le sens à tout ça est…
Presque une toux de sable, une fragrance insaisissable
Alors saisis le sabre, approche
Et tranche tes ombres pour en faire mille
De ces vulnérabilités qui en toi fourmillent
Tapies dans le puits ou l’enclos bouillant
Allégresse brute dont tu bouillonnes
Encore brouillonne, à l’état d’incandescence
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle