Impression d’une flammèche

Parfois j’ai l’impression d’exister, et d’autres non

La pression du gel et sans pare-feu, avec l’autre monde

De ce parfum excitant qu’ont les fantômes, de renom

De cette fin part tout un arôme délirant dans mes ondes

Que parfois j’ai la sensation d’exister, et d’autres non

C’est une imparable faim, du morbide ou du sens à l’atome

A l’étau m’enserrant les idées, dans ma maison d’êtres hantés

Je me sens sincèrement comme d’être en quête

De connecter les segments d’entre des aires, d’une fenêtre, un pont

A croire le feu maîtrisable dans le foyer où les âmes se confondent

Beaucoup croient ces flammes méprisables, mais moi je veux m’employer

A fonder ici des croissances, fondre des métaux vers l’invisible excroissance

Je veux abonder dans le sens donné, car la vie cible indistinctement

De son abondance vers les coordonnées du monde d’ici, où le tact lui manque

Et je voudrais caresser l’envers de l’abdomen, du monde dicible

Où le contact manque, luit la flammèche du domaine espéré

Comme sans désespérer, que le dos de ma main mène vers l’inconnu

C’est-à-dire où dort la nuée d’un poème, qui du fantôme serait un genre d’emblème

Ou l’inconnue, son e, le genre s’opposant dans le théorème du feu

De monter au rythme d’un dos nu, à la peau flammèche encore blême

Autre genre, fantôme dont le mime tinte du passé à l’avenir

Comme une présence, commune prestance, quinte stellaire sur l’avenue :  à lire

De comme un présent, une toux sur cette flammèche émergeant du rien

Sur la carte comme la mèche d’une femme, sortie noire du néant

D’une énergie entêtante et neuve, lien dont l’invisible tend l’épreuve

Jean-Marie Loison-Mochon

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