Hisse pavillon

Le bar est plein de vides, épars en individus

L’un s’en va, l’autre s’en vient, telle est la répartie du mouvement

La saveur dans les tasses blanches remplies de noir

Ou les pages entachées de café, de regards laissés sous forme d’encre

Le renard est rusé, mais dans l’évidence tous ces assoiffés sont tombés

Animés d’une soif d’immatériel, alimentés d’un peu d’eau, thé ou autre dopant

Y a-t-il plus drôle d’appât

Que celui que les êtres à eux-mêmes se tendent

Ne s’attendant pas, qui sait, à paver des voies ensemble Qu’est celui qui génère sinon celui qui émet ?

Et reçoit par rebonds son propre écho, par semblables

Qui vénère le vide et la destruction déjà caresse la création

La pensée s’affaisse au moment où l‘instinct hisse pavillon

Jean-Marie Loison-Mochon

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