Gato negro II
Chat noir, je te vois venir
Ne crois pas qu’homme, je n’ai pas les yeux pour
Sous contours, t’apercevoir dessiner l’avenir
Sans qu’on tourne aussi je sais
Qu’il y a de l’inné dans tout ça
Et des Providences à façonner plus qu’à deviner
Des invisibles nous caressent les yeux
Des possibles pas encore nés
Mais ces îles se peuvent apercevoir
Par les prismes de ta cornée
J’entends ton désir de pleuvoir sous nuit
J’entends les frémissements de ton pelage noir
Tes mouvements fuyants, puissants
Je sais que tu n’es pas sombre
Je sais que je suis ton ombre
Je ne te piste pas, nous sommes un être
Je n’ai pas à te suivre, nous ne sommes qu’une onde
J’ai ton sang, la lune et la fusion de nos regards
Tout ça n’est pas hallucination mais…
Un sourire comme en croissant, à l’allure inconnue
Invitant à l’exploration de mondes parallèles
Qui ne s’inventent pas mais se concrétisent
A mesure que comme une onde, une seule
On s’irise et vente, qu’on dérive en l’explorant
Jean-Marie Loison-Mochon