Comme l'ombre d'un chat noir - Jean-Marie Loison-Mochon

Gato negro II

Chat noir, je te vois venir

Ne crois pas qu’homme, je n’ai pas les yeux pour

Sous contours, t’apercevoir dessiner l’avenir

Sans qu’on tourne aussi je sais

Qu’il y a de l’inné dans tout ça

Et des Providences à façonner plus qu’à deviner

Des invisibles nous caressent les yeux

Des possibles pas encore nés

Mais ces îles se peuvent apercevoir

Par les prismes de ta cornée

J’entends ton désir de pleuvoir sous nuit

J’entends les frémissements de ton pelage noir

Tes mouvements fuyants, puissants

Je sais que tu n’es pas sombre

Je sais que je suis ton ombre

Je ne te piste pas, nous sommes un être

Je n’ai pas à te suivre, nous ne sommes qu’une onde

J’ai ton sang, la lune et la fusion de nos regards

Tout ça n’est pas hallucination mais…

Un sourire comme en croissant, à l’allure inconnue

Invitant à l’exploration de mondes parallèles

Qui ne s’inventent pas mais se concrétisent

A mesure que comme une onde, une seule

On s’irise et vente, qu’on dérive en l’explorant

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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