A l'anarchie du désir

Fragment 22 – A l’angle mort

Dilettante des vagues, des eaux berçantes

Retentissement du rythme, au cœur l’écho

Au cœur les rites de la mer, caressante

Pressentiment de sommeil, hauteurs d’inconscient

En vapeur de rêves, la Lune et la mer font entente

Au cœur un entêtant rituel, des continents d’ailleurs

Une vague effleure et les lacunes du jour s’éventent

 

Naïf on s’endort, vers l’effarant passif

Où se trouvent des récifs puis les phares enluminés d’îles

Instinctif ressort d’un attrayant dérivatif

Retentit le rythme de la mer, aux mérites méconnus

 

Si tout est un cycle, alors je suis amarré. A la même main, les marées peuvent-elles influer ? La coercition des joies se dissipe dans nos nuits. Amarré à ton dos, à ta peau, je me sens balancer. Je glisse en nous comme dans un rêve, je pose mes lèvres à ton cou, et révère en passant la douceur de tes yeux. A l’angle mort tu me souris. Un coin de lèvres et des vapeurs s’en élèvent. Je ne suis maître de rien dans ces quelques centimètres d’eau. Dos à moi, il se mesure à nous. Des va-et-vient aux coefficients jamais certains. A certains ainsi je me vois émerger, de ton corps j’éponge la chaleur. Dans ton corps je replonge, comme une couleur au tableau. Je me veux dérivatif, ressort à nos tristes modernités : alités j’en appelle à l’ancestrale rythmique des flots. Des flots lisses, des folies de profondeurs. Corps à corps, amarrés jusqu’en nos plus grandes profondeurs. Tu parles ma langue, ta langue pare mes lèvres de quelques échos. Des échos de mouvements, le mouvement du vague embrasse nos cuisses, embrasse ton dos. Je dérive et rive mes yeux sur toi. Sur le noir que tu es, j’appose des clartés. Sûrement que dans des confettis de vide, fais-tu la même chose parfois. Combien sommes-nous dans ces vagues amarrées à deux corps ?

 

Dilettante des vagues, des eaux berçantes

Retentissement du rythme, au cœur l’écho

Au cœur les rites de la mer, caressante

Pressentiment de sommeil, hauteurs d’inconscient

En vapeur de rêves, la Lune et la mer font entente

Au cœur un entêtant rituel, des continents d’ailleurs

Une vague effleure et les lacunes du jour s’éventent

 

Naïf on s’endort, vers l’effarant passif

Où se trouvent des récifs puis les phares enluminés d’îles

Instinctif ressort d’un attrayant dérivatif

Retentit le rythme de la mer, aux mérites méconnus

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