A l'anarchie du désir

Fragment 19 – Le désir versus la morale

D’un jour à l’autre tout a changé

Rage ouverte, abat-jour à tes yeux verts

Assassin sabotage, arrangé par la morale

Par désir on jouait, par contre on y perdra

En ce sens qu’un bocage naît sous moi, sous nos joies

A balloter dedans, cet instable amas de vide

Un matin j’étais, à l’autre je te suis : allaité par la peur

 

Névralgique peur de perdre, te perdre, alors te suivre…

Où ma main touchait, elle tâtonne et attend les coups de trique

Indiscipliné j’aimais, aimant j’erre sous de colériques jours

Risible inné du désir, qui par cette ironie se rend paralytique

 

Sa beauté m’est un souffle et je sens pouvoir m’y engouffrer pour des éternités. Je peux vivre au travers de ces yeux verts, ils auront la moindre paternité de mes vouloirs. A ses seins menus, je me nourris de regards, gardant la maternité pour ailleurs. A sa botte, errer même me sera liberté. Allons… Est-ce assez sain, penses-tu, de s’aimer en s’acceptant ? Oui, oui, quelque pentue que soit la vie, j’escaladerai. Allons… Ne vois-tu plus que sa beauté ? Non ! Non je vais plus loin, si loin ! Mon désir est aussi capricieux que têtu. Ne sens-tu pas déjà l’anémie ? Pas d’ennemi en elle, mais n’a-t-elle pas saboté vos inconscients ? Non ! Non… Je… se conformer c’est assassin, le sais-tu ? A sa beauté, à ses seins, tu auras beau te vouer… A sa botte il ne peut y avoir que la fin : la veux-tu ? Il y a pourtant cette avenue de vie. Mais ne devines-tu pas le manque en toi ? Ce jour de janvier t’apporte une année, mais regarde en quelques mots de combien tu t’es ridé ! Bridé tu n’iras nulle part et ton désir ne sera que reflet ! Non, je peux jeter un sort aux reflets, en faire de l’ombre, de l’aube, de sombres et souples formes ne se conformant en rien à un rôle de marionnette. Allons… S’accepter mène au désir ; le contorsionner, au désert. Non, l’inconscient peut se réparer, je me le prouverai par l’aube, et l’ombre, et l’amour qui me dévore, de la voir du rêve au matin, de l’avoir de ma nuit à l’ivresse des jours. Alors, les paris sont ouverts. D’amour, d’ombre et d’aube, désirs, saurez-vous ensorceler toujours plus loin ?

 

D’un jour à l’autre tout a changé

Rage ouverte, abat-jour à tes yeux verts

Assassin sabotage, arrangé par la morale

Par désir on jouait, par contre on y perdra

En ce sens qu’un bocage naît sous moi, sous nos joies

A balloter dedans, cet instable amas de vide

Un matin j’étais, à l’autre je te suis : allaité par la peur

 

Névralgique peur de perdre, te perdre, alors te suivre…

Où ma main touchait, elle tâtonne et attend les coups de trique

Indiscipliné j’aimais, aimant j’erre sous de colériques jours

Risible inné du désir, qui par cette ironie se rend paralytique

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