Féminine cartographie
A plein ou au quart
Comme d’une île à l’été
La page est alliée de mon inconscient
Dont l’encre dit encore ! de l’allaiter encore
Comme une plage impossible à figer
Car la marée s’agite et caresse, revient, régresse
L’amarre est physique mais l’amorce, immatérielle
Le corps s’arme de perspectives
De courbes, évasives et imprévisibles
Et si l’on s’y perd dans ces coursives ?
Il faut s’y perdre, justement
Physiquement ou en esprit car la justesse ment
Une caresse méprise la précision des yeux
L’ivresse est l’imprécision des dieux
Des divinités on fusionne
A ces courbes alors, il faut vinifier
Comme en des collines sur Tenerife
Presser des pouvoirs dignes de la mescaline
La messe qu’à sinuer on se fait
Le corps du cri, le sang d’un soupir
La prestance d’une faille en montagne
L’effervescence de l’effort, d’un corps faillible
S’alliant à l’intangible des hauteurs
Saillant alliage, où affiner sa caresse
Course à la féminine et excessive force
Comme l’encre dit encore, ce trait culmine
C’est ancré dans un tissu lointain
Dimension où l’on tonne à l’insu de tout
Rien ne s’y fige car tout y est mouvant
Comme un magma de mouvements et émotions
Des liens s’y cartographient, s’éprouvent, se démontent
La démence serait de limiter la carte
Ne plus que l’imiter, la reproduire
Hélas en agissant ainsi, elle se fera plus courte
Car cette course est au contraire, bruissante
Puissante de par l’expansionnisme à ses contrées
Et s’il était une fois, si l’île était une femme
L’horizon est la seule aire au pouvoir démontré
Jean-Marie Loison-Mochon
Crépuscule d’un cycle