Échanges Maëline - Jean-Marie

Et toi, qu’est-ce qui te hante?

Ecrit à deux mains

Maëline

Jean-Marie

Il avait traversé la ville : traversée vers cette fille ?

Du pont jusqu’à l’avenue, comme au fond de l’haveneau

Le long des étales nues, au son des étoiles neuves

S’était heurté à son passé, sans s’y entêter car : dépassé

Qu’il connaissait à peine

Qui connaissait ta peine ?

Comme une fouine, au fond, mot qui chafouine

Au sens des ruelles veuves, des écuelles vides

La tête pleine de pensées ramassées

De passés amassés et re-semés

Et toi, qu’est-ce qui te hante ?

D’autre que les marins qui chantent ?

Une sirène à chaque venelle

Figée aux murs, ou à ta peau de dentelle ?

A l’appeau mais pas chasseur

Et mes dents elles ne mordent pas

En moi rien ne hante : tout se chante

En toi qu’est-ce qui s’incante ?

Un demi-siècle, immortel, vêtu de noir, loup-garou ou corbeau d’espoir ?

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires