En mis elecciones
« Le bonheur est en moi et dans mes choix »
Tu l’écrivis, tes cheveux penchés
Et que crois-tu, toi ?
Que l’on échoua, ou que l’on est encore à cheminer ?
De braises ou de cendres ? l’un vers l’autre
L’inversion des mondes, je nous l’ai faite
Et cette distance est une douleur bien factuelle
Quelle couleur a la fatalité ?
Sinon celle de l’absence
La mienne à l’époque du nous
Et la nôtre à présent, que nous écopons depuis
L’âme et le corps : éclopés
El alma y el cuerpo : connais-tu la chanson ?
De la chance qu’on avait, et que !
Relâchant les fauves émergés de ton passé, écueils
Tu m’as fait dépêcher ma plus sauvage pulsion
M’amenant à me sauver, en nous immergeant
Sous la punition des larmes, du déluge de la séparation
Qui ne se réparera que si l’on parle
Bien que l’on n’ait pas su parer, l’un comme l’autre
A l’ultime parole, à la plus rageuse impulsion
A ces lèvres baveuses qu’a la peine, que l’on ne sut braver
Quand le silence eut été érudition
Alors, ce livre de nos immensités ?
Dans ce chaos, saura-t-on paver ?
De ce que là-haut, l’intensité nous livra
De ce que la houle de l’ivresse achemine là
Dans les voiles de poussière ou de fumées
Montant d’une cheminée sans foyer ni même masure
Comme d’une colonne vers des étoiles ?
Comme une voie là-bas, mal assurée mais ?
Emettant brillances et feux de nos fureurs mal assumées
Tempêtant d’une lumineuse stridence, à suivre ?
Sous les vrilles en ces nuits, des croisements de pensées
Dans les bras du croissant, procédant à ses phases
Dans les basfonds ou les hauteurs, affairé à la procession
D’une nouvelle croissance effarante, à procréer
La felicidad está en mí y en mis elecciones
Jean-Marie Loison-Mochon