Mon intention est de briser
Et d’laisser la Providence repriser
Et délaisser les infinitifs :
Je veux les saigner, les indéfinis
Je désire la différence et le flux
Je désire l’influx noir, seule référence
J’ferai des révérences à des îles
A désir j’ferai des danses de lignes
J’irai dans d’ces vagues, en des anses de signes
Avec l’aisance du vague, aguerrir du sens
Je n’cherche pas à m’guérir car
Le quart là-haut sait que je n’suis pas blessé
Je m’perche alors, au sommet des houles dressées
Je m’dépêche comme le fetch
Je m’déploie des chap’lures de sel, d’inconscient
En chat par lueurs j’irai, chaparder du scintillement
J’suis comme un dé, à la course un peu délurée
Et des lueurs m’arrêt’ront sur l’eau
Des lueurs m’arrêt’ront sur l’aube ?
Ou au bras d’autres lueurs
Car l’éclat conduit à l’éclat : d’où l’intérêt de briser
D’où l’âme terrible dans la houle
D’où les lames de creux,
D’où le crible intentionnel
Douce est la cible, intense et sensuelle
D’où ces lacets, dans d’invisibles ruelles
Jean-Marie Loison-Mochon