J’me rêve en chat noir
Pas d’trêve dans la nuit noire
J’me r’lève sur toi
Tu lèves tout en moi
A tous les temps on s’conjugue
Sauf c’putain d’futur, qu’l’on conjure
Et comme un con j’erre, absent
Comme un seul corps on s’génère
Désir au corps d’ombres, on s’régénère
Il s’rait gênant d’penser à d’main
Il s’révèle géant ce mot : demain
J’me relève et j’erre en toi
En toi quelle pensée prend la r’lève ?
Contre toi j’veux pas prendre le glaive
Conte-moi, c’que je n’sais pas prendre
De toi je n’peux qu’m’éprendre
Toi, moi, est-ce qu’on est à s’méprendre ?
Est-ce qu’on étale du désir dans des méandres ?
Je n’suis rien, mais en droit d’être chaos
Car demain tu m’le mettras
Venu droit d’en bas, c’KO
Dans une av’nue d’étreinte, de bras
Dans un avenir déteint ? J’sais pas
Dans c’t’avenue d’étreinte, au fond
Au fond d’nos bras toi non plus, non ?
Dans c’t’avenue de nos bras, au fond
Toi non plus tu l’savais pas
Jean-Marie Loison-Mochon
A feu et à sang