Échanges Maëline - Jean-Marie

Colonne d’ivoire

Cette colonne d’ivoire, j’en suis reine

Cette colonne de miroirs, je suis sereine

Les voix sont sures, je suis sirène

J’ai les clefs des serrures dorées

De la pièce souterraine au dernier clocher

 

Depuis l’orée de nos prairies

Tu as vu ce faisceau venir

Au travers du carreau vermeille

Vitrail coquiller dans ce bras de soleil

 

Tu as vu ce faisceau frémir

Tatouer de lumière la cambrure de mes pensées

La courbure, de ta main, tu as su la frôler

 

Ni arène, sororité

Ni phalène, « aurore », dit-elle

 

Les vestiges envolés des mers aimées

L’eau du ruisseau glacé, à nos chevilles

S’écoule dans les méandres légers

Et les rayons ambrés de nos féminités

 

Maëline Caradec

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires