Sotnirebal y roma

Je suis déjà passé par là, quand je me pensais sorti

Non des griffes, des serres, mais du labyrinthe aux murs enduits de sang

Or ce filet d’encre opèrerait en fait sortilège

 

Je me suis senti léger, en paix avec nos légions

De spectres, en peine, je ne connais que nos ombres

Nous nous fréquentons et le son du monde nous le fredonnions

Jusqu’à ce que je perçoive l’écho : sur ces murs, les rebonds

 

Le chant du temps passé à nouveau a résonné

Plus que jamais présence, comme si toujours ensemencé

Dans ce sol à faire germer parois et fresques

Aucun graffiti qui ne puisse m’esquinter ou m’effrayer

Mais je perçois, oui, l’enfilade de virages par-delà les brumes

Au détour de l’angle suivant, cette voix lointaine sonne aigu

Les fumées du songe, toujours, matérialiseront la réalité

On dit qu’éreinté il serait sage de rebrousser chemin, d’incanter un sort salvateur

Mais ce serait oublier qu’au labyrinthe est une erreur faire autre chose qu’errer

Jean-Marie Loison-Mochon

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