Celle que tu vois modifie ce que tu penses
Celle que tu regardes magnifie ce que tu penses
Elle ne savait que répondre
Il n’y aurait que de l’encre à répandre : l’ignorait-elle ?
Était-il en peine d’escale, en cavale vaine, pour ainsi dévorer les côtes de ces îles lointaines auxquelles je n’appartiendrai jamais ?
Il semblait hésiter
Elles sont bleues tes idées
Était-elle en pleine escale, cavalant dans les veines de la nuit ?
Pour ainsi divaguer dans le non-avenu
Quand la nuit leur dit « voguez ! »
Dans la nuit j’ai les pensées peu sûres
Mes idées sont bleues, j’ai les pensées azur
Si les bleus sont ivres, tant mieux
Il n’y fait jamais nuit, j’ai la tête lumière
Mais la nuit a ses effets, de mélanine à humer
D’ailleurs, toi aussi, je ressens, ça s’éclaircit
Ça s’éloigne si vite une nuit : d’un peu d’encre noire
Serais-tu le phare du désert, amoureux des bougies ?
Qui sait ce qui m’effare : désir, des îles, des bouts de vie ?