Échanges Maëline - Jean-Marie

Nuit d’îles

Ecrit à deux mains (Maëline/Jean-Marie)

Celle que tu vois modifie ce que tu penses

Celle que tu regardes magnifie ce que tu penses

Elle ne savait que répondre

Il n’y aurait que de l’encre à répandre : l’ignorait-elle ?

Était-il en peine d’escale, en cavale vaine, pour ainsi dévorer les côtes de ces îles lointaines auxquelles je n’appartiendrai jamais ?

Il semblait hésiter

 

Elles sont bleues tes idées

Était-elle en pleine escale, cavalant dans les veines de la nuit ?

Pour ainsi divaguer dans le non-avenu

Quand la nuit leur dit « voguez ! »

 

Dans la nuit j’ai les pensées peu sûres

Mes idées sont bleues, j’ai les pensées azur

Si les bleus sont ivres, tant mieux

Il n’y fait jamais nuit, j’ai la tête lumière

Mais la nuit a ses effets, de mélanine à humer

D’ailleurs, toi aussi, je ressens, ça s’éclaircit

Ça s’éloigne si vite une nuit : d’un peu d’encre noire

Serais-tu le phare du désert, amoureux des bougies ?

Qui sait ce qui m’effare : désir, des îles, des bouts de vie ?

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