Échanges Maëline - Jean-Marie

L’encoche éphémère

« L’écho léger de ta peau sur mes hanches » (De nuit, Maëline Caradec)

 

Les coquillages comme en Egée, en chemin
Personne, à la recherche d’un rivage
De ta peau qui sous la lune, comme enneigée
Ta peau comme un rivage sans personne
Sans persienne que la lune là-haut : de nuit
Ta peau, une plage, de nuit, grande page
L’écho léger de ta peau, agençant l’apogée
Le collège étincelant des lueurs
Le cortège éreintant d’nos hanches
Décor enneigé, de lueurs
De nos corps, nos hanches, qui n’savent plus l’heure
Qui sous l’écho ruisselant d’la lune, s’aventurent
A la savante heure : quand on n’sait plus laquelle
Quand du quai les lueurs ont pris le large, nos hanches
Quand des corps ont pour penchant d’se courber
De c’coup qui réverbère, comme sous ricochet
A l’encoche éphémère du désir, ou…
Ou d’un encore que décochent nos alentours

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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