L’amour et le vivant | avec Elise Person

Cette mère, l’avons-nous fait fuir ? se levant

Nous regardant, nous souriant, avec son ventre du futur

Quand derrière cet homme fronça les cils, pour l’affront d’oubli d’un au revoir

 

Ecrit-elle ? ou écrira-t-elle sur cet être qui prochainement verra le soleil sans le filtre couleur d’un coucher ?

 

La créature est à lier bientôt à ce cours du temps

N’est-il pas étrange que le fruit des entrailles n’ait une durée qu’éclos ?

Comme si le ventre de cette femme était un intemporel et vénérable enclos

 

Un lieu sacré où le temps s’écoule pourtant, autant que les vitamines et les nutriments, autant que les sons et les mouvements

 

Par séquences cultivant des coups, des repos, des courbes

Dans les sables mouvants de la matière, des repas décuplés

S’effilant des coupes que sculptent l’amour et le vivant

 

 

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