La vida me acompaña

Le vide, ma compagne

Est une sphère rouge dans un ciel bleu

La vie est aqueuse, la mort est taquine

 

Tes peintures se répandent sur mes murs

Mes yeux s’avinent de ces ravins d’absence

Tes couleurs y répondent, mes esprits se reprennent

A chaque heure sombre un spectre apparaît

 

Telle est l’étape du vide ? des aires qui s’éprennent

D’unanimement ne plus être une et indivisible ?

Ces onze mois ont ceci d’éreintant, l’errance

Dans des brumes chatoyantes, sur une peau chatouilleuse

Je ne te juge ni heureuse ni malheureuse, mais paisible ?

Ces ronces en moi mènent à une tour, tu y résides

Pour tout ceci, il est vrai, dans ce taudis de signes

J’inventorie des chiffres, des présages, j’ourdis des messages

Mais ne reçois qu’un vent risible, qui m’indique que tu te résignes

Jean-Marie Loison-Mochon

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