La boucaille
Rebonds sur des propos de Yoann Richomme, 3ème jour de course, à bord du Paprec-Arkéa
« On est sortis de la boucaille »
Drôle de mot : salin, froid ou salissant ?
C’est selon : ça caille, on s’embourbe et glisse dedans
Ou sur la mer comme une soie lisse et sans fin
Mais maintenant on a licence enfin, pour filer
Même que maintenant on bombarde, même les corps usés
Tenant en main notre instrument qui se fait fusée
Tentant même, d’en abuser : petite casse
Petit tracas dépassé déjà, comme le Fastnet
On file et ça c’est bon pour le sourire, la fossette
Même si c’est long de passer de portant à près
Oui, vers après on va s’emporter, vers Gallimard
Glaner là, sobre el mar[1]
Dans des rodéos de mer à 25 nœuds de vent
Des rodages ou de l’apprentissage dans ces conditions
A 25 milles devant, ceux dont on est poursuivants
Et ça fourmille en nous, de ce dont le bateau est friand :
Briller de vitesse, en nous rien d’effrayant
Alors nous remontons au près, vers ce phare enchanteur
Briller de vitesse, vers ce point Gallimard qui a changé
[1] Sur la mer
Jean-Marie Loison-Mochon