Échanges Maëline - Jean-Marie

Astres sensibles

« Aveugles les astres ne dorment plus » (Maëline Caradec, De nuit)

 

A voguer, les cauchemars ne s’ornent plus
Les astres cochent « el mar » et sans nord nous r’gardent
Ou est-ce nous, sans nous en rendre compte ?
L’aveugle est celui qui prophétise l’invisible
Les poètes ceux qui évoquent l’indicible
S’aveuglant à voguer sur les mots : astres sensibles
De nuit ! Parce qu’aux apogées ou apoastres : sensibles
Part d’eux, là logée et qui n’a jamais dormi
Par-delà tous les ports visibles
Car en nuit, en noir, en désir : miscibles
Car enduits des lueurs d’arts extensibles : les mots
Délire sans heurts, d’astres s’aveuglant d’un flot

 

Jean-Marie Loison-Mochon

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